Enfant de pompes funèbres : la tombe ne pomme pas loin de l’arbre

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enfant de pompes funèbres

Tu seras pompes funèbres mon fils ! À l’heure du choix certains marchent dans les traces de leurs parents. Si autrefois ça tombait sous le sens, qu’en est-il aujourd’hui ? Suffit il d’être fille ou fils de ? Y voit-on là une fierté ou une malédiction lorsqu’on est enfant de pompes funèbres ?

Il y a d’un coté les avocats, profs et médecins qui veulent que les enfants soient avocats, profs ou médecins. Et de l’autre, le reste de la population qui veut que leurs enfants soient …avocats, profs ou médecins. Arrêtons là avec les caricatures et intéressons-nous à la jeunesse du XXI ème siècle qui regarde à la loupe ce qui se passe du côté de leur géniteur au moment de choisir leur voie. Entre amour et désamour, le cœur balance.

Inscrit dans les gênes

À vrai dire il y a deux types de voie royale pour faire la même chose que papa ou maman, ceux qui sont dans une CSP + (catégorie socioprofessionnelle élevée) les artisans ou au moins ceux qui ont un patrimoine à léguer. Les pompes funèbres sont des artisans et en France, les entreprises de pompes funèbres sont nombreuses encore aujourd’hui a exister depuis des générations, cela fait partie intégrante de leur patrimoine et d’ailleurs également du patrimoine économique et historique du pays.

La liberté à tout prix

Mais la génération d’aujourd’hui, est celle de la revendication du choix, et même plus, du plantage dans les règles, des échecs choisis qui n’en sont donc pas forcément. Études, puis voyage salutaire pendant quelques temps, petits boulots, freelance, bref tout y passe pour trouver sa voie. Les jeunes ont envie de faire ce qu’ils veulent, et non plus ce qu’ils doivent faire. Nous sommes passés d’un devoir de conscience à un esprit plus libertaire.

La pénibilité en question

Si le patrimoine n’est pas héréditaire c’est aussi parce que les parents veulent le meilleur pour l’avenir de leurs enfants. Plus question de leurs donner un métier fatiguant ou qui nuisent à leur santé. Certains parents font tout pour éloigner leur enfant de la charge d’un travail pénible et parfois il n’y a rien à faire, l’enfant qui prendra la relève ne le fera pas pour goût du défi mais parce que son parent lui aura montré le métier avec passion, d’où l’envie de poursuivre dans cette voie. Je pense particulièrement aux métiers artisanaux et créatifs; pâtissier, vigneron, cuisinier, etc.

Enfant de, ça ne suffit pas

À l’inverse il ne suffit pas toujours d’être la fille ou le fils de, pour réussir, et des exemples de reprise calamiteuse dans les règles de l’art sont récurrents. Reprendre une entreprise de pompes funèbres ou devenir thanato parce que les parents sont dirigeants n’est pas une mince affaire lorsqu’on a pas une once d’empathie.

Enfant de pompes funèbres, un transfert de savoir-être

Comment réagiriez vous si votre enfant vous annonçait qu’il souhaite devenir entrepreneur de pompes funèbres ? La réponse est simple, éduquer. C’est en tout connaissance de cause et dans le respect de soi et la confiance de ses talents et capacités qu’un enfant choisira ce qui est bon pour lui en fonction non seulement de ses envies mais aussi de ses compétences. Il ne suffit pas d’aimer un métier pour aimer le faire. C’est comme aimer un vêtement en vitrine, et le détester sur soi.

Aujourd’hui l’on ne transmet plus une entreprise, on transfère des compétences, certes, mais une manière de penser. C’est comme offrir à ses enfants une nouvelle manière de voir, de l’indépendance et de l’autonomie aussi, et surtout, même si c’est un métier qui se transmet, il faut une bonne dose d’innovation pour allier savoir histoire, et modernité économique.

Le choix ou l’échec ?

Ce n’est pas parce qu’il vous dit « non jamais je ne ferais ce que tu fais » qu’il ne pensera pas différemment plus tard. Le meilleur moyen de se tromper et de forcer l’enfant à faire comme soi, ou au contraire de l’en éloigner. Le propre d’un enfant, c’est de n’avoir aucune limite. Et à l’heure de la jeunesse fougueuse qui se trace une voie royale, lui laisser la possibilité de dessiner son propre chemin, c’est le mieux que vous puissiez faire. A défaut de lui donner un plan tout fait, donner lui du papier et un crayon et vous le verrez s’inspirer de vos plans pour dessiner un véritable royaume.

 

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