Décès un 20 février, éphéméride

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C’esl la journée mondiale de la justice sociale

Défunts du jour

En 2015 s’éteignait Gérard Calvi, compositeur et chef d’orchestre français.  Il a composé de nombreuses œuvres symphoniques, des pièces pour solistes, des musiques de chambre, des opérettes (La Polka des Lampions en 1961 au théâtre du Châtelet avec Georges Guétary et Jean Richard, La Mélodie des Strapontins en 1984 à Nantes), des partitions musicales pour le théâtre et le cinéma. Il a aussi composé un opéra d’après la pièce de théâtre La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco, qui a été créé en 2009. Ses compositions sont souvent, au cours des années 1950-60 (comme le font aussi assez souvent d’autres ensembles de musique de variétés de l’époque tels que Paul Bonneau, Pierre Duclos, Roger Roger ou André Popp, et dont les disques sont souvent spécialement joués aussi pour Radio-France), soit évocatrices et descriptives, soit fantaisistes voire parfois volontairement burlesques sur les violons, flûtes et autres instruments, mais de manière très étudiée, avec une pointe d’humour sur leur compositions ou chansons, dont Gérard Calvi est particulièrement friand. Il a signé plusieurs musiques des dessins animés d’Astérix, il est d’ailleurs caricaturé dans l’album Astérix en Hispanie et ainsi que celles des Minichroniques du même René Goscinny. Gérard Calvi a été à plusieurs reprises président du conseil d’administration de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) dont il fut président d’honneur… Il a présidé également l’Académie nationale de l’opérette (ANAO).

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Jacques Brenner

En 2001 s’éteignait Jacques Brenner, écrivain français, auteur de romans et d’essais. En 1945, licencié en droit, Brenner devint critique littéraire pour le quotidien rouennais Paris-Normandie, tout en publiant des articles dans diverses revues littéraires locales. Il fonda l’éphémère Seine et publia ses premiers textes dans Confluences. Les Editions de Minuit publièrent en 1948, sa première œuvre, une trilogie basée sur ses souvenirs de jeunesse, sous le titre Portes de la Vie (Tome I. L’année commence au mois d’octobre, Tome II. Les Bonnes mœurs, et Tome III. Le Hasard fait bien les choses). À la même époque il s’installa à Paris. Les éditions Gallimard publièrent de lui La Minute Heureuse, un recueil d’instantanés poétiques aux prétentions limitées. Le jeune auteur rencontra parmi d’autres Eugène Ionesco, Boris Vian et Antonin Artaud. Se créant un cercle d’amis au sein de la génération littéraire d’après-guerre (Henri Thomas, Bernard Frank, Françoise Sagan), il fonda en 1953 sa propre revue littéraire Les Cahiers des Saisons. Pendant quinze ans (1953-1968), il s’appliqua à y révéler de nouveaux talents, se forgeant une solide réputation de découvreur. Sa revue se développa également comme un concurrent de la NRF et comme un adversaire du ‘nouveau roman’. Il fut successivement conseiller littéraire dans plusieurs maisons d’édition. Après Julliard et Albin Michel il rentra chez Grasset dont il devint l’un des piliers. Il y assurait principalement le service de réception et de première lecture des manuscrits. Il collabora à différents journaux et hebdomadaires et fut membre du jury de quelques prix littéraires, tels le prix Renaudot, le prix des Deux Magots ou le prix Jacques Chardonne. Lui-même reçut le Grand prix de littérature de l’Académie française en 1995. Son œuvre maîtresse est sans nul doute son Journal qui, rédigé au cours d’un demi-siècle, compte plus de quatre mille pages manuscrites.

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Dick York

En 1992 nous quittait Dick York, acteur américain célèbre notamment pour avoir interprété le premier « Jean-Pierre » (« Darrin » en VO) dans la série Ma sorcière bien-aimée. Il fait ses débuts au cinéma en 1955 aux côtés de Janet Leigh et de Jack Lemmon dans le film Ma sœur est du tonnerre. Il enchaîne alors films et émissions de télévision, et tourne avec des acteurs prestigieux comme Gary Cooper et Rita Hayworth dans Ceux de Cordura ou Spencer Tracy et Gene Kelly dans Procès de singe. Lors des derniers jours de tournage du film Ceux de Cordura (1959) avec Gary Cooper, il est victime d’un grave accident qui va gâcher sa vie puis sa carrière. Le drame se produisit pendant une scène où quelques acteurs devaient utiliser un chariot sur rail (à pompe). Quelque chose a mal tourné au moment où le metteur en scène dit « coupez! » et la plateforme roulante partit trop vite, quitta les rails et se renversa sur le dos de Dick lui déchirant les muscles et atteignant l’épine dorsale. La guérison ne s’étant pas faite correctement, Dick York a eu recours à des médicaments analgésiques. Au cours des ans le mal devint plus intense et l’acteur tomba sous la dépendance des anti-douleurs. Il continue cependant de tourner pour la télévision, notamment dans la série Ma sorcière bien-aimée à partir de 1964. Souffrant beaucoup, il est constamment sous analgésiques pendant le tournage. La combinaison de ces produits lui causa des malaises qui forcèrent les producteurs à songer à son remplacement tant les retards s’accumulent. La production choisit d’abord d’alléger sa présence dans les épisodes mais l’audience s’en ressent, l’intérêt de la série reposant sur la relation sorcière/homme normal. En 1969, Dick renonce finalement à son rôle – il sera remplacé par Dick Sargent – et sa santé l’écarte presque totalement des studios. Après des années d’hôpital, de médicaments et de drogues, il réapparaît un peu dans les années 1980, où on peut le voir par exemple en 1982 dans un épisode de L’île fantastique ou encore dans la série Simon & Simon. Suite à un investissement financier désastreux, il se retrouve ruiné et vit avec sa famille de l’aide sociale. Avec sa femme Joan, il s’intéresse à la condition des sans-abris et agit en leur faveur. Il est cloué chez lui mais agit par téléphone, motivant politiques, artistes et hommes d’affaires par ce biais.

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Edgar P Jacobs

En 1987 disparaissait Edgar P Jacobs, auteur de bande dessinée belge. Edgar P. Jacobs est le créateur de la série des Blake et Mortimer, et un des collaborateurs d’Hergé. Après avoir été figurant et chanteur d’opéra entre 1917 et 1940, Jacobs se tourne vers l’illustration, collaborant à la revue Bravo jusqu’en 1946. Quand la bande dessinée américaine Flash Gordon est interdite par l’occupant allemand, on lui donne la responsabilité de la terminer à sa façon pour ne pas laisser les lecteurs sans dénouement. Il publie ensuite, dans Bravo, sa première bande dessinée, Le Rayon U dans le même style d’aventures/science-fiction. On y retrouve les mêmes typologies de personnages (le gentil militaire – le Major Walton -, le bon savant – le professeur Marduk -, le traître au service des méchants militaires – le capitaine Dagon) qu’il gardera tout au long de sa production. Il se lie d’amitié avec Hergé et travaille avec lui à la refonte de l’illustration des albums Tintin au Congo, Tintin en Amérique, Le Sceptre d’Ottokar, et Le Lotus bleu en 1943, puis il collabore l’année suivante aux 7 Boules de cristal et au Temple du Soleil, participant notamment au dessin des décors, des matériels et des équipements. En 1946, il fait partie de l’équipe du nouveau Journal de Tintin qui publie sa bande dessinée Le Secret de l’Espadon par planches hebdomadaires en quatrième de couverture. Dès 1947, il cesse sa collaboration aux aventures de Tintin pour se consacrer à ses propres héros tout en continuant avec Hergé à illustrer le journal, et publie Le Mystère de la Grande Pyramide en 1950. La Marque jaune paraît en 1956. Se succèdent L’Énigme de l’Atlantide en 1957, S.O.S. Météores en 1959, Le Piège diabolique en 1962, L’Affaire du collier en 1967. En 1977, Jacobs publie le premier tome des 3 Formules du professeur Satō dont l’action se déroule au Japon.

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