Espace : quel sort pour un astronaute mort

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Nouvel horizon de la conquête spatiale, le voyage vers Mars fait briller les yeux. Mais il demande aussi à résoudre bien des contraintes pratiques. Ainsi, que faire d’un astronaute qui décéderait en cours de route ?

Pas prévue avant au moins une quinzaine d’années, la première virée habitée vers Mars devrait voir un équipage voyager pendant deux ou trois ans, et cela en  toute autonomie. Avec donc l’obligation de devoir gérer seul les imprévus et les dangers : les rayons cosmiques attaqueraient irrémédiablement le cerveau et le système nerveux, par exemple. De même, il faudrait parvenir à préserver le squelette humain, fragilisé par ce long voyage.

Mais, allons plus loin, que prévoir en cas de décès d’un astronaute ? La question, posée dès la course à la Lune, n’a jamais été vraiment résolue.

Les astronautes d’aujourd’hui, envoyés à bord de la Station spatiale internationale en orbite au dessus de nos têtes n’ont jamais eu à gérer cette situation. Ils sont en parfaite santé à leur départ. Et leur séjour est court, au regard d’un voyage vers Mars.

Dans l’épaisse masse de ses scénarios d’entrainement, la Nasa a pourtant déjà intégré un possible décès, rapportait dernièrement le quotidien « Ouest France ». Mais il n’y a pas de solution idéale.

Impossible de garder le corps en décomposition à bord. Sans parler de l’odeur, des risques de maladies et des conséquences psychologiques pour l’équipage. Impossible aussi de transporter un cercueil, au prix du mètre carré utilisable. Difficile également de l’expulser hors du vaisseau : polluer l’univers est interdit par l’ONU. Le défunt devient un objet céleste qui risque d’entrer en collision, et d’endommager le précieux matériel. Sans compter qu’il n’en resterait plus grand chose lors de la rentrée dans l’atmosphère, au retour sur Terre. Et, à supposer qu’on l’inhume sur Mars,  a t-on éthiquement le droit de contaminer ainsi une planète extraterrestre ?

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Une autre solution proposée à la Nasa par une société suédoise, à l’étude, consisterait à placer le défunt dans un sac hermétique, et le sortir dans l’espace, le soumettant ainsi à de glaciales températures. Le corps, devenu fragile, serait ensuite replacé dans le sas, brisé par vibrations, réduit en poussières et transporté dans un conteneur à l’extérieur du vaisseau jusqu’à destination.

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