Espérance de vie : mieux vaut bien travailler à l’école

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Voilà un parfait plaidoyer pour l’école et les études : selon une publication de l’Insee hier jeudi, un cadre peut espérer vivre six années de plus qu’un ouvrier, une femme cadre trois ans de plus qu’une ouvrière. Car si l’espérance de vie augmente en moyenne, cela ne s’applique pas de la même façon pour tout le monde.

Et, foi de statisticien, ces écarts sociaux n’ont guère bougé depuis trente ans. L’institut va toutefois plus loin, en se penchant sur le niveau de diplôme atteint. Le résultat est édifiant, surtout chez les hommes. En atteignant un niveau supérieur, on gagne un an de vie sur le simple bachelier, ou encore 3.5 ans de plus qu’un titulaire du BEP ou du CAP voire même carrément 7.5 années de plus qu’un homme sans diplôme. Chez les femmes, dont l’espérance de vie est déjà généralement plus longue par rapport aux hommes, l’écart entre le niveau d’études supérieures et le brevet n’est que de 1.7 an.

Ces écarts d’espérance de vie selon sa situation sociale s’expliquent. Les cadres sont évidemment moins exposés que les ouvriers à la pénibilité du travail et des conditions de production (dangerosité, produits chimiques…). Ils ont davantage accès aux soins, et en moyenne fument moins, boivent moins, sont moins obèses. Ajoutons, chez les femmes, le fait qu’elles ont la bouteille modérée, et qu’elles passent moins de temps au travail dans leur vie (donc moins de risques). Qui plus est, elles passent forcément entre les mains de professionnels de la santé au moment de grossesses.

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