Etoile filante, Mike Brant mort il y a 40 ans

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(capture Youtube)

Un artiste fragile à la voix d’or, et la fuite au bout : demain samedi, Mike Brant sera mort depuis 40 ans. C’était un vendredi matin. Dépressif, le chanteur populaire a sauté du sixième étage d’un immeuble parisien, plongeant ses millions de fans dans l’abattement. Il n’avait que 28 ans.

« Laisse moi t’aimer » (1970), « Qui saura » (1972), « C’est ma prière » (1972), « Rien qu’une larme » (1973), « C’est comme ça que je t’aime » (1974), « Dis-lui » (1975)… En six années de carrière en France, Mike Brant (qui ne parlait pas couramment la langue) n’a enregistré que 47 chansons. Elles demeurent encore bien présentes dans la mémoire collective, à en croire l’effervescence liée à cet anniversaire.

Une biographie (« Mike Brant inoubliable », chez City Editions) vient de paraître. Un (énième) best-of de ses morceaux est édité (comportant un titre inédit). Son jeune collègue Amaury Vassili a publié un album de reprises à l’automne dernier. Et un film biographique devrait sortir en fin d’année, œuvre du cinéaste israélien Eytan Fox. Le jeune comédien Omer Dror interprétera le rôle principal. L’avenir commercial est assuré.

Selon son frère Zvi, le Mike Brant d’avril 1975 était « vidé et à bout ». Dépassé par son succès fulgurant, fatigué de la pression du show-biz, pression qu’il tentait d’oublier à coup de drogue. Etoile filante, idole condamnée à produire toujours plus, à donner des galas, il enregistrait la veille de sa mort son dernier titre posthume « Dis lui ». Il marchait encore aidé de béquilles, après une première tentative en novembre 1974 en Suisse.

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A l’occasion de la publication de cette biographie, son frère a confié que le chanteur était conscient d’avoir déjà vécu une vie extraordinaire, très intense et quasi romanesque. Né dans un camp de réfugiés à Chypre en 1947 de parents (mère rescapée d’Auschwitz, père résistant) d’origine polonaise en partance pour la Palestine, il grandit à Haïfa (Israël), puis dans un kibboutz de Galilée. Il y sera notamment gardien de vache, puis chanteur d’orchestre. C’est après l’avoir vu en 1969 dans un club iranien de Téhéran que Sylvie Vartan et Carlos lui parlent de Paris et de hit-parade.

Moshé Michaël Brand repose depuis le 7 mai 1975 au cimetière Camp David de Haïfa.

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