Fidel, les pompes funèbres, il fait fi d’elles

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Fidel Castro à la maison de retraite ? (site : Le Parisien)
Notre nouvelle rubrique : rions ensemble avant de partir en week-end.
Il faut prouver qu’untel est en vie, parce que, parfois, c’est l’existence même de la nation qui est en jeu : les preuves de vie, ce n’est vraiment, mais vraiment, pas bon pour l’ego.
Fidel au poste

La rumeur le donnait mort, mais Fidel, fidèle à lui-même, a fait fi d’elle.

(Toujours soucieux de plaire au plus grand nombre, Funéraire Info innove et lance le début de paragraphe à choix multiple selon votre sensibilité politique)

Pour ceux qui ont raté un épisode, Fidel Castro, l’infâme dictateur communiste

Pour ceux qui ont raté un épisode, Fidel Castro, le libérateur révolutionnaire marxiste

s’est fait photographier avec un journal du jour pour prouver qu’il est toujours en vie.

Attendez, quelque chose ne va pas, je réessaie : des photos de Fidel Castro, le gentil méchant révolutionnaire dictateur marxiste (pardon, je condense), ont été prises après qu’on ait placé un journal récent entre ses mains.

C’est mieux. Il est comme ça, Fidel, ces temps-ci : le mode passif lui va bien. Mieux en tout cas que le survêtement qu’il porte systématiquement sur toutes les photographies récentes de lui. C’est vrai, à la fin : d’accord, le survêtement est très pratique à enfiler et manipuler pour les aides-soignantes, mais, et ma femme, qui travaille en maison de retraite, opine : les personnes âgées, même impotentes, ont droit à leur dignité et des vêtements corrects.

C’est vrai, quoi : il n’est peut être plus bon à rien, il n’a sans doute jamais été bon à grand-chose, sinon il se serait trouvé un travail honnête, mais toute de même, ce gars a dirigé la plus grande usine de cigares à ciel ouvert du monde, un peu de respect, un pantalon à pince et une chemise propre, ce n’est pas trop demander.

N’empêche, le regard vif, le sourire enchanté, il n’y a rien à dire sur Fidel : l’embaumeur a fait un travail remarquable. Un boulot comme ça, c’est pas des baies qu’on lance aux cochons.

Complainte pour les noms de rues

Puisqu’on parle ici

d’infâme dictateur communiste,

de libérateur révolutionnaire marxiste,

(C’est un peu redondant et fastidieux. Vous ne pourriez pas tous penser la même chose, non ? La liberté d’opinion s’arrête là ou commencent mes 35 heures), il est de bon ton de se lancer dans une complainte lancinante pour les maires de villes qui ont baptisé, qui une place, qui une rue, du nom d’Hugo Chavez.

Il semblerait en effet que ses ministres aient légèrement oublié de dire qu’il était mort deux mois avant la date officielle de son décès. Ils ne peuvent même pas prétendre qu’ils ne s’en étaient pas rendu compte, puisque cela reviendrait à dire que Hugo Chavez était mollasson et avait une hygiène corporelle déplorable, ce qui, au Venezuela, vaut de se faire démocratiquement fusiller. Le Venezuela est une grande démocratie, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : un homme, une voix. Le successeur de Chavez est l’homme, il a la voix.

Donc, nous voilà avec quelques communes dotées d’une rue Hugo Chavez, indiquée par une plaque de rue Hugo Chavez sur laquelle les dates sont certainement erronées. C’était bien le moment, avec la crise, de creuser encore un peu plus le PIB pour les remplacer…

Pendant ce temps-là, en France

Dans notre beau pays ou les frimas de l’hiver poussent les citoyens à se blottir au coin du poêle, le climat n’est pas glacial que sur les cartes de météo France.

C’est ainsi qu’Alain Juppé a fait preuve d’un humour inattendu. Rappel des évènements : alors que l’UMP, qui s’est pris une raclée phénoménale aux législatives partielles de je ne sais plus ou (honnêtement, on s’en fiche, à part ceux qui y sont obligés, personne n’y va) laissant en tête à tête FN et PS, Nicolas Sarkozy donnait une conférence au Quatar, état richissime et généreux, que certains accusent de faire profiter de leur manne même les terroristes. Est-ce en référence à cette accusation (non prouvée) ? Toujours est-il qu’Alain Juppé a annoncé qu’il se rendra à une réunion en présence de l’ex-président avec un gilet pare-balles, façon vigipirate.

De son côté, notre Président de la République a donné une conférence de presse ou il a fait diverses annonces. Un moment a retenu l’attention : alors que François Hollande parlait, un diptère est venu se poser sur son front.

Les mauvaises langues ont prétendu que c’était le seul moment durant ces deux heures ou le Président avait fait mouche.

Sur ces bonnes paroles, un bon week-end à tous.

Guillaume Bailly

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