Fleuriste : le champion du monde évoque la Toussaint

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Concours Mondial des Fleuristes de Tours 2015
Palmarès du Concours Mondial des Fleuristes de Tours 2015

Tout juste élu « champion du monde 2015 » des fleuristes le 13 septembre à Tours, Mickaël Rault, 32 ans, est rentré dans sa boutique bretonne de Pontivy, Art & Végétal. Il rêve déjà du titre de « meilleur ouvrier de France », dont la finale est prévue en 2019. Dans l’immédiat, il lui faut préparer un incontournable du métier : la Toussaint.

Funéraire Info : Champion de France et Oscar des jeunes fleuristes en 2010, champion du monde cette année, après quoi courrez-vous ?

Mickaël Rault : C’est pour le dépassement de soi. Un challenge que je me donne. C’est aussi pour se confronter aux autres, et voir ce que je vaux. Après, c’est aussi une reconnaissance dans la profession. Et commercialement, vis-à-vis des clients, c’est flatteur d’afficher ce label. Les gens y sont réceptifs.

Vous êtes à votre compte depuis bientôt 11 ans. Dans votre pratique, le funéraire tient quelle part de votre activité ?

Ce n’est pas la première motivation d’achat, mais c’est quand même une part importante. Toute l’année, il y a des occasions : naissances, anniversaires, deuils, fête des mères, Noël. On est dans un métier où les opportunités se présentent toute l’année.

La Toussaint approche. Cela fait encore partie de ces moments forts dans l’année ?

Oui, encore. Mais on voit que chaque année cela se réduit. Les nouvelles générations fleurissent moins les défunts. Les traditions sont moins présentes. C’est un jour férié où on a une pensée pour la famille mais où on ne se déplace plus forcément.

Le chrysanthème est-elle toujours la plante star de la Toussaint ?

Nous vendons de la plante mais aussi de la fleur coupée. Depuis ces dernières années, le chrysanthème se vend moins. A la Toussaint, les gens veulent changer d’une année sur l’autre du trop traditionnel. Ils veulent aussi d’autres plantes, d’autres formats. On fait beaucoup des coupes de plantes, des jardins de plantes. Du coup, d’ailleurs, il devient difficile pour nous de prévoir et de quantifier.

Peut-on aller jusqu’à dire qu’il y a des modes ?

Des modes non. Mais une évolution oui. Avant, les compositions pour du deuil, c’était vraiment spécifique. Maintenant, les clients veulent des choses qui fassent moins funéraire. On joue sur les couleurs, sur ce qui fait champêtre, nature. On travaille aussi de plus en plus sur de la fleur coupée, à la Toussaint. Certaines de nos compositions destinées au deuil pourraient tout à fait être achetées pour d’autres occasions.

Auriez-vous une suggestion un peu différente pour la Toussaint ?

Par exemple un petit jardin de plantes un peu arrangé, avec de la décoration, du bois. Quelque chose de moins traditionnel, de plus travaillé. Cela nous permet aussi, à cette occasion, d’apporter un petit supplément d’âme, de nous différencier des ventes plus classiques effectuées en jardineries ou en grandes surfaces.

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