François Hollande, président « habité par la mort »

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« La mort habite la fonction présidentielle », assure François Hollande. Le chef de l’Etat se confie sur cette présence sourde dans un entretien à paraître demain vendredi dans le magazine « Society ».

Dans ces pages, il raconte combien cela l’a changé. « Le président est le chef de la famille française. Il doit partager les douleurs », mais aussi « maîtriser ses émotions ». Pour rassurer, pour rester lucide, pour apporter des solutions. Sa conduite des événements terroristes de janvier dans la capitale a notamment été saluée.

Pourtant, François Hollande confesse avoir été touché par exemple par la voix « déchirée de sanglots » de l’urgentiste et rédacteur à « Charlie Hebdo » Patrick Pelloux, le matin de l’attentat, l’appelant au téléphone : « Ils sont morts, ils sont tous morts, viens vite. »

Il se souvient aussi de ses nuits d’insomnie, d’incertitude, à son poste. Chef de famille, encore. Il y a eu le premier soldat français mort au Mali. Le sort de l’otage Hervé Gourdel, finalement décapité en Algérie par des islamistes radicaux. Ou celui du autre infortuné compatriote tué par ses ravisseurs en Somalie. Il a du apprendre à gérer le risque, avec des vies en jeu et, rappelle t-il, «mettre ses sentiments personnels de côté ».

 

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