Frédéric Beigbeder, une vie sans fin : et si nous décidions de ne pas mourir ?

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Loin d’être une critique littéraire, je suis juste une lectrice moyenne, ni plus ni moins. Du coup, comme beaucoup d’entre vous, je m’aventure peu dans des sentiers sinueux des nouveaux romans dont pourtant les premiers frémissements laissent entrevoir une belle promesse. Lire Beigbeder c’est devenu une métonymie tellement c’est évident, c’est comme aller voir le dernier Star Wars ou écouter le dernier Jul. Ahaha non oubliez directement le dernier point, faut pas déconner. Frédéric Beigbeder revient avec Une vie sans fin et sur le grand dam de l’univers…la fin de toute chose. Et si Frédéric Beigbeder avait relevé le défi pour tromper la mort ?

Avec Beigbeder on s’attend à tomber dans un ascenseur que plus rien ne contrôle avec juste un rail de coke auquel se rattraper et un panneau lumineux « Je t’avais dit de ne pas tomber amoureux » qui scintille au dessus de nos têtes. Avec « une vie sans fin » on est pas vraiment dans ce registre. On troque les VIP parisiens défoncés du matin au soir aux chercheurs et scientifiques qui tentent d’inverser les lois de l’univers. Et voilà que l’on se plait à suivre notre écrivain épidermique dans son défi contre la mort.

La peur de la mort face à l’immortalité

On le sait, les écrivains ont des thèmes de prédilections, le temps pour Jean d’Ormesson,  et la mort pour Beigbeder. On le suit volontiers dans son voyage en Autriche dans la station so-chic de Viva Mayr où il essaie de se soigner pour avoir un corps tout beau tout neuf.

On voyage oui, on reste un poil en surface quand même, avec Paris, la Suisse, la Californie ou encore New York et bien sur l’Autriche.

Une-vie-sans-fin Frédéric Beigbeder, une vie sans fin : et si nous décidions de ne pas mourir ?Alors oui c’est un roman mais on alterne entre le réel et le fictif, et c’est à mon humble avis, l’intérêt de ce roman, toujours sur le fil, toujours prêt à sombrer. Le roman se lit assez bien et surtout très vite un peu comme un joli magazine. Je reste malgré tout un peu déçue, et si je ne savais pas que c’était Beigbeder je l’aurais trouvé encore moins bon. Voilà pourquoi vous ne devez absolument pas faire confiance à mon côté critique.

«  La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158  857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. L’humanité est décimée dans l’indifférence générale.
Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c’est un processus naturel  ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j’ai franchi le cap du demi-siècle, j’y pense toutes les minutes.
Ce livre raconte comment je m’y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir.  »
  F.  B.

Contrairement aux apparences, ceci n’est pas un roman de science-fiction. »

L’histoire elle est belle, c’est un Beigbeder qui dit à sa fille qu’il n’allait pas mourir, et qu’ensuite il fallait bien trouver une explication tangible à ce propos. Il mêle alors sa propre angoisse sur la mort pour aller trouver des solutions réelles à ce problème à Genève, à Harvard etc. Et il est même allé jusqu’à faire changer son sang pour essayer de prolonger son temps sur terre. Une technique bien connue et pratiquée notamment par Vladimir Poutine ou encore Uma Thruman.

Une histoire sur la mort ? Non plutôt de transmission car après tout pour quelle autre raison que sa propre descendance aurait-on envie de rester sur terre ?

-> Une vie sans fin (Grasset), Frédéric Beigbeder

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