Funéraire : des chiens pour soulager la douleur

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Déjà présents comme aides thérapeutiques auprès des malades, des non-voyants et des handicapés, les chiens pourraient être également mis à contribution pour aider à surmonter le deuil. Ils sont de plus en plus employés par des maisons funéraires américaines pour le réconfort qu’ils apportent.

La chaine de télévision Fox News rapporte ainsi les propos de Sandy Del Duca, une habitante de White Plains (état de New-York), frappée par le décès de son père. Venue prendre des dispositions à la maison funéraire Ballard-Durand, elle croise dans un escalier Lulu, un Goldendoodle. C’est la chienne du propriétaire, pense-t-elle. Mais non, Lulu est bien en quelque sorte employée des lieux, avec cette tâche bien définie. « Elle me regardait dans les yeux, semblant savoir exactement ce qu’il me fallait », raconte-t-elle. Malgré la tristesse de l’enterrement, la chienne a réussi à rendre l’ambiance plus légère et plus douce. La rencontrer est proposé d’emblée par la maison, gratuitement.

Lulu, un an, a été achetée à la naissance par le propriétaire Matthew Fiorillo, et formée spécifiquement. Elle baisse même la tête entre ses pattes à l’heure de la prière. L’idée lui en est venue dans un aéroport, un jour qu’un chiot avait apaisé par sa présence les passagers d’un vol retardé. Calmer les tensions, détendre une atmosphère pesante : voilà le but. Lulu assure même le service après-vente, envoyant un petit mot de réconfort aux enfants avec qui elle s’est liée.

Mark Krause est le propriétaire d’une maison funéraire à Milwaukee (Wisconsin). Lui aussi a eu son chien, Oliver. Lui aussi constate combien l’animal a apporté du réconfort et de la tendresse aux familles endeuillées. D’abord dressé pour visiter les maisons de soins et les hôpitaux, l’animal a été ensuite employé par le salon funéraire. C’est madame Krause qui en a eu l’idée. Selon le couple, Oliver semblait « sentir la douleur et savoir qui avait besoin de lui ». Et de raconter l’histoire de cet enfant de sept ans, mutique après avoir perdu sa petite sœur de trois ans. Dès qu’il a vu le chien, il lui a parlé de sa sœur, lui confiant qu’elle était bien là où elle était. Les Krause ont aujourd’hui un autre chien, Benny, depuis la mort d’Oliver en 2011. A l’enterrement du chien, 150 personnes sont venues, parfois avec leur animal de compagnie.

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Dans l’Indiana (un Golden), dans le Michigan (un cocker) : les histoires semblables sont rapportées. Selon une porte-parole de l’Association nationale des directeurs funéraires, la présence d’un « chien thérapeutique » dans les entreprises du secteur tend à se répandre aux Etats-Unis.

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