Immortalité, médecine et business : ce jeu a-t-il un sens

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Séquence d'ADN

Question : jouons-nous aux apprentis sorciers de l’immortalité ? L’interrogation resurgit régulièrement dans la presse, avec cette prophétie : la mort serait tuée d’ici 2050 grâce à l’emballement informatique appliqué à la médecine. Google en tête, de nombreuses start-up y voient la poule aux yeux d’or.

En prenant les manettes de son avenir, retirant toute substance spirituelle, l‘homme veut réorganiser le fonctionnement de nos vies, au détriment du sens de nos existences. A écouter la radio France Inter ces dernières semaines, l’entreprise de la Silicon Valley Humai d’un certain Josh Bocanegra a lancé un site internet où elle propose de transplanter un cerveau sur un corps bionique. L’ADN, la voix, des éléments de personnalité seraient prélevés avant le décès, puis le cerceau serait branché sur un clone robotique. Peut-être, qui sait, pourra-t-on aussi améliorer le caractère des plus grincheux.

Blague à part, le prometteur marché de la santé intéressent déjà nombre d’entreprises, Google en tête, leader dans la recherche en quête de l’immortalité, malgré de lourds investissements comme l’ont montré les comptes présentés en février dernier. Le dirigeant de l’entreprise Larry Page plaide déjà pour mettre (anonymement assure t-il) à disposition des chercheurs les dossiers médicaux de tout le monde.

Google, spécialiste de la collecte de données personnelles, est donc loin d’être désintéressé. Au point de mettre déjà des billes dans des laboratoires étudiant les cellules ou l’ADN, avec pour objectif de trouver le moyen de détecter tôt un cancer ou un diabète. Un corps capable de se réparer tout seul, d’augmenter ses capacités physiques et un esprit directement connecté à des ordinateurs pour l’augmenter : voilà le futur selon l’ingénieur-maison Ray Kurzweil. Tout reprogrammer pour l’immortalité.

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L’informaticien a théorisé tout cela dans la « loi du retour accéléré ». Dès 1965, un co-fondateur d’Intel prédisait une croissance exponentielle de la puissance des ordinateurs. Une prédiction avérée. Kurzweil fait le pari qu’adapté aux sciences médicales, le même phénomène va permettre à la recherche de progresser considérablement, tout en proposant des solutions de moins en moins chères, donc de plus en plus accessibles. Donc tentantes pour qui ne supporterait pas l’idée de mourir un jour.

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