Intégration de pompes funèbres dans le groupe OGF (2/2)

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Didier Kahlouche
Un service d’OGF est dédié à l’acquisition et l’intégration de sociétés dans le groupe, service dirigé par Didier Kahlouche. Suite de l’entretien, sur les salariés, les vendeurs et l’intégration.

(la première partie se trouve ici)

Et les salariés, là-dedans ?

Les salariés sont parfois inquiets. « Oui, il y a beaucoup de fantasmes qui circulent » sourit Didier Kahlouche « Mais les personnes concernées constatent assez vite qu’en réalité, cela se passe très bien. Il y a des adaptations, mais pas de bouleversement. » Comment cela se passe, pour la suite des contrats de travail ? « Très simplement : nous reprenons une société, avec des salariés sous contrat de travail, et nous respectons les clauses de ces contrats. Sauf quelques très rares exceptions, généralement des proches du dirigeant, ou les conditions sont hors norme par rapport au marché, et où nous entamons une discussion,  mais c’est exceptionnel. Ce qui arrive, c’est souvent le cas de salariés dont la rémunération est inférieure à celle offerte par le groupe qui sont donc aussitôt hissés au niveau de notre grille de salaires. » C’est souvent le cas « Oui, très. Pas toujours de façon évidente : certains nous disent que leur salaire net n’a pas beaucoup bougé. Mais regardez : avantages sociaux, treizième mois, participation… Lorsqu’on considère la rémunération au niveau annuel, c’est indiscutable. ».

Beaucoup de salariés de ces sociétés ont fait un passage dans le groupe OGF, et s’y retrouvent à nouveau. Problématique ? « Non, pas en ce qui nous concerne. Il faut savoir remettre les compteurs à zéro. »

Didier Kahlouche dissipe une rumeur parfois entendue « Certains sont persuadés que, lorsqu’on arrive, on licencie tout le monde pour mettre en place des équipes toutes prêtes OGF. C’est absolument faux : au contraire, nous voulons conserver les salariés, qui sont constitutifs de l’âme de l’entreprise, et dépositaires de son savoir-faire. » et il ajoute, souriant « et puis, comment ferait-on ? Nous aurions des équipes volantes qui resteraient payées sans rien faire à attendre qu’on achète une entreprise pour aller remplacer les salariés ? »

Les vendeurs

Statistiquement « dans 75 % des cas d’acquisition, c’est nous qui avons contacté le vendeur, et dans 25 % des cas, c’est sa démarche personnelle ». Mais, et si il y a une enseigne OGF sur le secteur où est installé le cédant ? « Ce n’est pas un problème, au contraire, elle peut venir renforcer notre part de marché sur la zone.. La société nouvellement intégrée conserve son nom, son image, a ses tarifs et son offre distincts de l’agence PFG ou Roblot par exemple qu’il pourrait y avoir dans le même secteur. Ce n’est pas une nouvelle concurrence, puisque les deux coexistaient déjà auparavant. Pour la famille, en revanche, cela veut dire plus de choix, avec les critères de qualité OGF. »

Qui vend ? « Nous avons deux profils : des vendeurs qui souhaitent prendre leur retraite, et des plus jeunes. Parmi ces derniers, nous constatons souvent des cas de dirigeants qui adorent leur métier, mais qui sont à bout, fatigués des contraintes, qu’elles soient administratives, financières ou de gestion de personnel. Ils arrivent à saturation. Ou alors, ils arrivent à un stade où ils ont le choix entre se développer, ce qui veut dire augmenter leurs contraintes, ou prendre le risque de péricliter. »

Et que font-ils ensuite ? « Certains veulent juste vendre pour faire autre chose, d’autres au contraire souhaitent continuer mais en se déchargeant de ces contraintes que j’évoquais. Nous leur proposons une rencontre avec nos services du personnel : nous sommes toujours en quête de talents, et ils en ont, en plus de leur expérience. »

L’intégration

Didier Kahlouche a un cheval de bataille, c’est l’intégration de ces sociétés dans le groupe. « Acheter une entreprise, tout le monde peut le faire : quelques papiers, un chèque. Intégrer une entreprise, c’est autrement plus compliqué, c’est un vrai métier. La cession d’une entreprise est douloureuse : douloureuse pour le chef d’entreprise qui y est attaché, douloureux pour les salariés, qui souvent l’apprennent tardivement : il n’est pas bon de faire savoir qu’on est en vente, vis à vis de sa concurrence ». Et M. Kahlouche insiste là-dessus « Mon métier, c’est de faire passer cette étape le mieux possible pour tout le monde, et d’intégrer la société au groupe en conservant son âme, son image, sa notoriété, sa réputation. »

Il y a des échecs ? « Comme dans toute opération de croissance externe, il peut y avoir des échecs.

Le principe est de s’en inspirer pour ne pas les reproduire.

Nous pouvons faire l’analogie avec le mariage, certains divorcent après s’être mariés et les causes et conséquences peuvent être multiples, et chaque cas est un cas particulier.

Les conséquences d’un échec d’intégration résident dans l’énergie à consommer pour redresser la situation. »

Aux vendeurs

Didier Kahlouche tient à finir par un message aux vendeurs : « Certains croient que leur société ne nous intéressera pas, parce qu’elle est trop petite, trop grande, trop éloignée, que sais-je encore ? J’invite les dirigeants qui mènent une réflexion sur la cession de leur affaire à me contacter, simplement pour en discuter. Cela n’engage à rien, et restera confidentiel. » (le mail de Monsieur Kahlouche est indiqué à la fin de cet article, NDLR).

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Au final, OGF est très éloigné de l’ogre que l’on présente parfois. Au contraire, il offre souvent à ces sociétés un nouveau départ et les moyens de se développer.

Propos recueillis par Guillaume Bailly

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Le mail de Didier Kahlouche : didier.kahlouche@ogf.fr

Le site internet d’OGF : www.ogf.fr

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