Interview : Jean-Luc Bizien, Vuk et les vampires

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Jean-Luc BIZIEN (crédit : Les Pictographistes)

Dans la série » il n’y a pas de mal à se faire du bien », voilà la séance d’autopromotion de l’Atelier Mosésu ! Les chefs m’ont dit que de temps en temps je pouvais, pis en plus je vais faire ça bien : je vais faire une petite interview…

1erecouv-VUK1-183x300 Interview : Jean-Luc Bizien, Vuk et les vampiresQuand j’ai commencé à m’amuser dans le littéraire, c’était pour réaliser des interviews, justement. Un jour on m’offre (I can’t get no) MASTICATION de Jean-Luc Bizien . Je découvre un auteur qui m’était inconnu (du moins que je n’avais encore jamais lu), et surtout un personnage – Vuk Kovasevic.

Que je vous explique : Vuk est un soldat engagé dans la guerre des Balkans. Il a tout perdu : femme, gosses, maison… Un peu tête brûlée – voire complètement cinglé –, bourré d’humour et de cynisme, il adore faire le coup de poing. Quand ça n’est pas le coup de feu. Et c’est dans un Belgrade ravagé par le conflit que Vuk va croiser le chemin d’ennemis différents : les vampires.

Bref, lorsque l’on plonge dans les aventures de Vuk Kovasevic, on s’immerge à la fois dans le noir, la SF et le roman d’aventure. On ne s’ennuie pas une seconde. Lire un épisode de la série, c’est aussi bon que d’écouter un live de Motörhead, ça remue tout autant !

Si à l’époque, il n’y a pas si longtemps (en mars 2012), on m’avait dit : « Séb, un jour tu deviendras l’éditeur de Jean-Luc et tu rééditeras les aventures de Vuk Kovasevic, avec des morceaux d’inédits dedans, puis des épisodes totalement inédits ! » J’aurais dit à l’intéressé de ne pas se moquer des gens et de ne pas raconter de telles inepties.

C’est pourtant ce qui va se produire.

Dès la fin de ce mois, Le Vampire de Belgrade déboule aux éditions l’Atelier Mosésu, avec une mise en page toute neuve de Laetitia STÉPHANY et une couverture signée Gilles Francescano.

Sortie « nationale » pour le festival de Gérardmer, où l’Atelier Mosésu sera présent avec Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin et moi-même, et bien sûr ce livre sera en vente sur le site2, et dans toutes les bonnes librairies.

Le quatrième de couverture :

« Vous y croyez, aux vampires ? Non, probablement pas. Il y a encore quelques années, je pensais dur comme fer que ces saletés n’existaient pas. Jusqu’à ce que j’en croise un. Et puis un autre… Les rues de Belgrade, ravagées par la guerre, sont devenues le théâtre d’un nouveau combat. Une guerre souterraine, larvée. Un règlement de compte entre Échappés de l’Enfer. Les vampires ne sont pas invincibles : on m’a enseigné les méthodes radicales et je les applique. Ils sont immortels… mais j’ai tout mon temps. Parce que, comme le dit la chanson des Cailloux,  » Crime is on my side « … »

Vuk Kovasevic

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Jean-Luc BIZIEN (crédit : Les Pictographistes)

Rencontre avec Jean-Luc Bizien

Sébastien MOUSSE : Bonjour Jean-Luc, bienvenue sur Funéraire-Info. Ma première question : je suis un débutant, un tout petit éditeur et tu me confies la garde de Vuk… T’es joueur ?

Jean-Luc BIZIEN : Bonjour, Sébastien. Non, je ne suis pas joueur – en tout cas, jamais avec mes livres. Il se trouve que Vuk a déjà eu deux maisons – les Éditions Baleine, puis Vauvenargues (chez feu Gérard de Villiers). Jamais deux sans trois, non ?

Quand Vuk s’est retrouvé libre, il y a un moment déjà, des lecteurs me réclamaient la suite. Une page FaceBook s’est même créée. J’avais promis de m’y remettre mais j’avais beaucoup trop de travail (j’en ai TOUJOURS trop). En plus, je ne faisais pas ça pour l’argent, mais par passion pour cette série très particulière, qui fait figure de véritable mutant dans ma production.Il fallait donc un éditeur qui ait à la fois envie de la reprendre… et qui soit assez dingue pour ça.

Notre rencontre a été le déclic et nous voilà lancés – avec une évidente jubilation, en ce qui me concerne !

SM : Pourquoi revendiquer pleinement cette série, ce personnage, mais ne pas la signer ?

J-L B : Soyons clairs : j’assume TOUT dans cette série – son humour déjanté, son absence totale de scénario, ses personnages de malades mentaux, son excès, son jusqu’au-boutisme, son mauvais goût, ses citations rock’n roll et ses jeux de mots déviants. Hélas, l’édition française est ainsi faite qu’on ne peut pas se promener d’un genre à l’autre. Il faut rester sagement dans la case qu’on nous a attribuée. Or, je suis identifié comme auteur jeunesse d’un côté et comme auteur de thrillers « classiques » de l’autre. De « thrillers littéraires », même, puisque j’ai la chance de publier aux Éditions du Toucan et chez 10/18. C’est par respect pour mes lecteurs que je prends un pseudonyme, parce que je ne veux pas les attirer, en usant de mon nom, vers une chose qui peut a minima les désarçonner, voire les perturber complètement. S’ils découvrent la série en ignorant que j’en suis l’auteur et que ça leur plaît, tant mieux ! Au moins ne les aurai-je pas trompés sur la marchandise…

SM : Tu retravailles tous les opus avant réédition, afin de les enrichir et de proposer une intégrale. Ce n’est pas trop rébarbatif de reprendre un texte écrit il y a quelques années ?

J-L B : C’est un travail étrange, que j’ai déjà fait par le passé pour la réédition de WonderlandZ par exemple. J’ai l’impression de corriger le texte d’un autre, ce qui n’est finalement pas désagréable. Je me » l’approprie », j’en vois les principaux défauts – on vieillit, on change… et avec un peu de chance on évolue ! –, j’essaie de les corriger et d’enrichir le texte pour en livrer une version plus conforme à ce que je suis aujourd’hui. Sans doute avec une autre exigence, mais toujours avec la même passion, parce que cette série m’est chère.

SM : Depuis peu dans toutes mes interviews, je pose deux questions récurrentes à tous les auteurs. La première :

Si l’on doit écouter une musique en lisant le vampire de Belgrade, ce serait laquelle ?

J-L B : Celle de Sopor Aeternus (Dead lovers sarabande 1 et 2) et – bien entendu ! – celle de Motörhead, parce que Lemmy et ses petits camarades sont une des passions de ce cher Vuk. Du reste, Sopor Aeternus comme Motörhead sont cités en ouverture de chaque roman : il faut rendre à César ce qui appartient à César, car j’écoute exclusivement ces deux univers en écrivant la série.

SM : Et la seconde :

Réel, fictif, mort ou vivant, peu importe, à qui aimerais-tu faire lire ce livre , et pourquoi ?

J-L B : À mes fils Elric et Adriel (même si le second attendra encore un peu, puisqu’il n’a que huit ans). Parce que c’est pour eux – et pour celle qui m’accompagne –, que j’écris en priorité.

SM : Jean-Luc, je te remercie mon ami de m’avoir accordé un peu de ton temps.

J-L B : De nada, compadre. Je vous devais bien ça, à Vuk et à toi !

Vous pouvez pré-commander le livre, afin de le recevoir dédicacer en envoyant un mail : mosesu@mosesu.fr.
Et pour la sortie du premier premier tome, un lithographie de la couverture, signée par l’illustrateur et numérotée ( 30 exemplaires) est aussi disponible au prix de 15 € port inclus.

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Sébastien MOUSSE ©SELEN-DE-CONDAT

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