Interview : Maxime Gillio, Jane Wonder, les contes de fées en numérique

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couvgml-300x210 Interview : Maxime Gillio, Jane Wonder, les contes de fées en numériqueLa routine tue…
Et partout, on en parle souvent dans un couple, dans l’amitié, dans le travail, dans des tas de choses…
S’il est un gus qui a compris cela, c’est bien Maxime Gillio1 !
Il y a quelques semaines, fin septembre, il sortait Anvers et Damnation2 aux éditions l’Atelier Mosésu, un polar dans lequel il a de l’action, du sexe et rire. On se dit que sa prochaine actualité littéraire sera dans le même ton, Maxime est un spécialiste du polar, du roman noir…Et bien Non, l’animal surprend son monde, il arrive là où personne ne l’attend, dans la littérature enfantine.
Oui madame, Gillio à écrit pour vos mioches et croyez-moi c’est pas mal du tout, si vous voulez leur lire une belle histoire je vous conseille très fortement www.grand méchant loup.com3, Max revisite le loup des contes de notre enfance…Où comment rebondir face à la crise lorsque l’on est le grand méchant loup, et oui, l’austérité est partout, même chez les héros des albums jeunesse.
Max a trouvé la bonne recette et s’amuse avec ce personnage plus que célèbre dans les contes de fée et autres histoires enfantines, un soupçon des plus grandes « star de la peur», puis une pincée de nouvelles technologies, un fond de sauce classique et une bonne louche d’humour.
Si Maxime Gillio est commande de l’écriture, c’est la charmante Wonder Jane4 qui c’est chargée des illustrations, une association qui donne un superbe livre pour nos charmantes têtes bondes en cette période de Noël qui arrive.
Un joli texte, et des aquarelles magnifiques, un loup qui a vraiment de la gueule, n’hésitez-pas.
Rencontre avec l’illustratrice et l’auteur :
Sébastien Mousse: Bonjour à vous deux, mais la galanterie avant tout, je vais tout d’abord poser la première question à Jane, Jane, comment travailles-tu pour illustrer un texte comme celui-ci ? Est-ce que tu fais plusieurs ébauches, que tu montres à Maxime pour choisir et que vous faites un choix collégial ?
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Jane Wonder
Jane Wonder : Effectivement je commence d’abord par croquer les personnages pour me les approprier, avant de les faire vivre dans des images qui me sont apparues à la lecture du texte. J’ai ensuite cherché la technique pour qu’elle puisse coller au mieux à l’univers du texte, à son humour, à sa vivacité. Bien sûr, les illustrations ont été nourries des points de vue de Maxime, au fur et à mesure de l’évolution du projet.
SM : Quant à toi Maxime, est-ce que selon les dessins faits par Jane, tu as retouché ton texte ?
Maxime Gillio : Oui, même si mon texte, du moins dans sa première mouture, avait été écrit avant que je ne la rencontre. Mais une fois que j’ai vu ses premiers essais, j’ai compris qu’il fallait que je le retravaille encore, pour le rendre un peu plus premier degré, plus enfantin, tout en gardant cette espièglerie que je voulais lui donner. Grâce à Jane, j’ai gommé des aspérités de mon texte qui auraient pu paraître trop difficiles aux enfants.
SM : Question mixte : la crise est partout, dans la littérature aussi. De plus, le segment des livres illustrés pour les enfants est un créneau difficile, ce n’est pas celui a le plus de visibilité sur la toile, ce n’est pas celui qui est le chroniqué. Vous êtes des aventuriers ou vous disposez d’une botte secrète ?
JW : Être créateur aujourd’hui et revendiquer sa création, c’est prendre des risques et jouer les aventuriers, c’est sûr ! Mais je crois que Maxime et moi l’assumons très bien…
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Maxime Gillio (Photo : Benjamin Berdeaux)
MG : On est des dingues ! Comme j’ai lu à l’avance la question suivante, je ne vais pas faire de redite. Mais l’idée de ce bouquin était de produire un objet correspondant parfaitement à nos attentes, sans contraintes imposées par un éditeur, diffuseur, etc. Et puis comme nous disposons tous les deux déjà d’un petit réseau de lecteurs, ça nous facilite la tâche.
SM : De même, vous le lancez à compte d’auteur, sans passer par une maison d’édition classique, alors que tout deux avez déjà été édités et connaissez le milieu, pourquoi ce choix ?
JW : De mon point de vue, ce choix s’est imposé à un certain moment comme une évidence. En relevant ce défi particulier de l’autoédition, j’apprends beaucoup de choses, c’est très enrichissant sur tous les plans.
MG : Parce qu’on connaît le milieu, justement ! Non, blague à part, et pour reprendre la réponse précédente, les éditeurs éventuellement intéressés ne voulaient ou ne pouvaient pas nous suivre sur le format que nous voulions, ou nous proposaient des clopinettes (dame ! Deux artistes à rémunérer), donc on s’est dit que vu qu’on avait le savoir-faire et les contacts, on allait être cohérents avec notre démarche initiale.
SM : Cette collaboration, est-elle juste pour www.grandméchantloup.com, ou aurons-nous le plaisir de vous retrouver dans d’autres œuvres ?
JW : Cette belle aventure risque bien de faire des petits. Mais j’hésite encore, Maxime a un sale caractère (tu m’as tendu la perche Maxime !).
MG : Sur la couverture, il y a le nom « Bobidule ». C’est le nom qu’on a donné à notre association artistique, car on a bien l’intention de travailler sur d’autres projets. Du moins si Jane supporte encore mon caractère ! (En fait, je suis adorable, mais j’ai une réputation à tenir…)
SM : Le livre numérique devient à la mode. Même moi qui adore l’objet papier, je m’y suis mis. Y aura-t-il une version numérique ce conte pour enfant qui a « .com » dans son titre ?
JW : C’est envisagé. Il me semble évident que ce projet est fait pour le numérique, même si je ne suis pas encore convertie à ce mode de lecture…
MG : Avec un titre pareil, et l’histoire d’un loup qui se met aux nouvelles technologies, ce serait dommage qu’on passe à côté !
SM : Et sinon, à part ce livre commun, quoi de neuf dans vos actus littéraires ?
JW : J’ai deux autres projets qui sortent avant la fin de l’année : L’abécédaire du petit yogi, aux éditions du Courrier du Livre, et Ô Jean Bart, quel bazar !, une troisième collaboration avec J.Wouters des éditions Nord Avril.
MG : Je te laisse, j’ai un livre à finir pour le mois de mars, mais je crois que tu es déjà au courant.
SM : Merci d’avoir répondu à mes questions pour Funéraire Info.
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Sébastien MOUSSE (Photo : Benjamin Berdeaux)

1 http://www.maxime-gillio.com/maxime-gillio/

 

Lire aussi :  Confidences d'un embaumeur Olivier Emphoux - Les Editions de Monseny

2 Anvers et Damnation, épisode 5 des aventures de l’Embaumeur, disponible version papier et numérique.

 

3 Contactez Maxime Gillio via Mail pour recevoir votre exemplaire dédicacé : maxiem.gillio@gmail.com

 

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