Jawad, entrepreneur de pompes funèbres

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C’est un scandale sans précédent qui secoue le milieu des pompes funèbres : un funérarium clandestin vient d’être découvert dans l’appartement d’un particulier. Funéraire Info détaille cette histoire sordide.
Funérarium clandestin

C’est en effet une affaire sans précédent qui secoue le petit milieu du funéraire : un funérarium clandestin, aménagé dans l’appartement d’un particuliers, a été découvert pas les limiers de la BRF (Brigade de Répression du Funéraire) après que des anomalies aient été constatées dans le registre de sortie de la morgue d’un hôpital. Au lieu du nom et du numéro d’habilitation de la société de pompes funèbres et de l’adresse du funérarium, figuraient simplement les lettres « C.J ».

Les présumés sinistres individus dirigeaient l’entreprise seulement pourvus d’un diplôme de porteurs au lieu du niveau 6 exigé. « Il semble que les présumés fieffés coquins aient, de surcroît, acheté leur diplôme de porteur, dans une école située dans l’arrière-cour d’un casino clandestin » précise un premier communiqué du procureur. L’institut arborait un fier panneau affichant leur slogan « la référence de la formation funéraire de père en fils depuis le 21 novembre 2015 (après-midi) ».

Proposant un hébergement à un tarif largement en dessous du prix du marché, puisque, payées en liquide, les prestations n’incluaient pas la TVA, ses auteurs ont surtout surfé sur la nouvelle loi rendant difficile, voire impossible dans des conditions financières correctes, le repos du défunt à son domicile. Selon des sources près de l’enquête, un des responsables a déclaré aux juges « On avait tout peint en marron façon Damidot, et mis des meubles Ikéa partout, les gens se sentaient comme chez eux. »

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L’assaut a été donné tôt ce matin conjointement par le RAID, la BRI, le GIGN et le GAG, après que les enquêteurs se soient fait une idée de la dangerosité des individus « Ils avaient poussé jusqu’à ne pas déposer de devis en mairie, c’est dire à quel point ces gars étaient déterminés et prêts à tout » témoigne un policier sous couvert d’anonymat.

Tout le monde est bienvenu

La société de pompes funèbres à l’origine du projet a refusé de répondre à nos questions. Fort heureusement, nous avons pu mettre la main sur le principal intéressé.

Alors, Jawad, vous ouvrez un funérarium clandestin chez vous ? « J’ai appris que c’était chez moi et que les individus sont conservés chez moi et… voilà. J’étais pas au courant que c’était des morts moi ! » Mais les défunts, ils sont chez vous ou pas ? « J’habite rue du cimetière, je voulais du calme » mais comment expliquez vous que votre appartement ait été transformé en maison funéraire ? « Ben on m’a demandé de rendre service, j’ai rendu services, monsieur. On m’a dit de prêter mon appartement et j’ai prêté mon appartement. On m’a dit que des personnes souhaitaient se mettre au frais pendant trois jours et j’ai rendu service. Je ne sais pas d’où ils viennent, s’il y a eu des soins de conservation, tout ça, on n’est au courant de rien, monsieur.  »

Mais vous saviez qu’ils venaient de la morgue de l’hôpital ? « Non, je ne savais rien, on m’a dit ça ce matin, à la mise en bière, au café. Je l’ai appris comme vous. » mais quand même, vous les connaissez, les défunts ? « Non, je les connais pas du tout, ni d’avant, ni d’après, forcément »

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Des individus toujours en fuite

A l’heure ou nous mettons sous disque dur (puis qu’étant un média entièrement web, nous ne saurions pas trop quoi faire d’une presse) des individus sont toujours recherchés. Leur portrait robot est diffusé dans le monde entier : deux hommes, pas tibulaires, mais presque, au teint blafard et aux yeux cernés, circulant dans un corbillard noir dont le contrôle technique n’a pas été fait.

Ils retiendraient un otage, dans un cercueil, à l’arrière du véhicule. Un porte-parole d’un syndicat de police nous explique « On se retrouve dans le pire scénario, une situation qu’on n’avait jamais envisagée : si ils s’en servent comme bouclier, on est censés ne pas mettre en danger la vie de l’otage, d’habitude. Mais là, on fait quoi ? »

Note : l’avocat de Funéraire Info tient à ce que nous précisions que l’article est une pure œuvre parodique parce que c’est vendredi et qu’ on a envie de rigoler un peu. Il nous demande aussi de préciser que Jawad est un prénom relativement courant et ne cible pas un Jawad en particulier. Enfin, il ajoute « Faudra quand même essayer de vous calmer un peu, un des ces jours, les gars ».

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