Jean Ruellan, OGF consolide sa position de leader en France

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Jean Ruellan - OGF

A l’occasion de la Toussaint, nous avons interrogé Jean Ruellan, directeur du marketing et de la communication d’OGF, sur les sujets majeurs de l’actualité du groupe, mais aussi de son avenir. Une certitude, OGF est numéro un et n’entend pas se laisser contester la place.

Ma cabane au Canada

La première question que l’on se pose, c’est celle de la montée en puissance de l’actionnaire Canadien, Ontario Teachers, dans le capital d’ OGF. Ou en est on, et que va-t-il se passer à l’avenir ?

« La montée en puissance a eu lieu, telle qu’elle était prévue » explique Jean Ruellan « Ontario Teachers est entré dans le capital d’OGF à hauteur de 30 %, en septembre 2015, puis a pris un peu plus de 10 % supplémentaires, en décembre de la même année. C’était prévu dès le début. Ontario Teachers reste minoritaire, mais la coopération entre eux et Pamplona est excellente. Les deux entités se connaissent bien, puisqu’ils ont déjà collaboré ensemble par le passé sur un autre projet industriel. »

Et à l’avenir ? « Vous parlez de recomposition ? Il n’y a pas de projet défini, la situation est stable. Pamplona souhaite garder le contrôle. Quant à Ontario Teachers, ils ont toujours affirmé qu’ils venaient pour du long terme dans le capital d’OGF, et ont donné des preuves dans ce sens. Nous vivons pour l’instant une très belle page du développement d’OGF et toutes les parties en sont satisfaites.

Achat de sociétés, en avant toutes !

OGF a eu une politique active d’achat de sociétés, est-ce que celle-ci va se poursuivre ? Jean Ruellan n’hésite pas un instant « Oui, c’est une réponse ferme. Nous avons clairement une stratégie qui repose en partie sur la croissance externe. Et le mouvement de concentration du marché n’est pas terminé. »

Vous n’êtes pas les seuls sur ce marché « Non, il y a trois acteurs nationaux aujourd’hui qui participent à ce mouvement. Mais nous sommes je crois les plus actifs. Vous savez, nous ne communiquons pas sur tout, mais nous poursuivons notre croissance externe avec discrétion et régularité, grâce, notamment, aux moyens que nous donnent nos actionnaires.»

Quelle est la stratégie ? « Nous cherchons à nous développer selon deux critères, d’abord sur les zones blanches, qui ne sont pas couvertes par le réseau, et également sur des segments de marché où nous avons besoin de renforcer notre présence. Bien entendu, tout cela est fait avec raison, car au final, ce sont bien les synergies possibles qui nous motivent et pas la simple occupation des sols.»

S’ensuit donc une stratégie d’achat « Dit comme cela, ça a l’air simple, mais l’acquisition d’une société ne se cantonne pas à la phase d’achat. L’intégration au sein du groupe est primordiale, demande du temps et des moyens. Il ne suffit pas d’envoyer un fax pour dire : ‘’voici comment vous devrez travailler à partir de maintenant’’. Ces entreprises ont des spécificités qu’il convient de conserver. Et c’est là que le savoir faire d’OGF s’exprime. Quand je vous disais que nous étions les plus actifs, il faut aussi le voir au travers de cette dimension. Nous avons réellement la capacité d’intégrer des personnes sans trahir leur histoire ».

Au revoir ODACES

Une question sur ODACES, le logiciel de gestion d’OGF que tout salarié ou ancien de salarié de la maison connaît par cœur, qui serait en cours de remplacement ? « Oui. ODACES sera remplacé par GESCO, qui est déjà déployé dans trois régions du groupe, qui en compte six. Même si le ODACES actuellement en vigueur dans les agences s’était modernisé, en tournant sous Windows dans un environnement virtuel, nous souhaitions nous munir d’un outil plus en adéquation avec nos besoins futurs. »

GESCO, donc ? « Oui, c’est un logiciel plus souple d’utilisation qu’ODACES, et qui offre de possibilités intéressantes. Par exemple, un conseiller funéraire à Nantes pourrait accéder à l’historique d’une famille qui a fait appel à nous à Paris, par exemple. Beaucoup d’informations seraient alors déjà fournies, ce qui laisse plus de temps pour l’écoute, qui est le cœur de notre métier. »

Et quand ODACES tirera-t-il définitivement sa révérence ? « Le déploiement demande un peu de temps, fin 2017, il sera en service partout ».

L’écologie

La démarche écologique est mise en avant par OGF, surtout dans sa communication récente. « Oui, mais ce n’est pas une nouveauté. Cela fait longtemps que nous sommes dans une démarche durable, et nous avons pensé qu’il était important d’en parler. »

Jean Ruellan donne un exemple concret « Je suis un peu agacé lorsque le cercueil en carton est présenté comme l’alternative écologique au cercueil en bois. 99 % du bois vient de France, les 1 % restant sont des bois exotiques introuvables dans nos contrées. Il faut savoir qu’un arbre absorbe du carbone durant sa croissance. Les arbres coupés sont arrivés à maturité, ils ne grandissent plus et donc, n’absorbent plus de carbone, de jeunes arbres sont plantés à leur place, qui vont croître, et donc absorber, à leur tour, du carbone. Prétendre que l’exploitation sylvicole raisonnée n’est pas écologique, c’est une hérésie. Nous la pratiquons d’une manière durable et responsable, pour laquelle nous avons le label PEFC, qui est attribué selon des contrôles stricts. »

Sur la fabrication de cercueils OGF, un article complet viendra bientôt.

Jean Ruellan poursuit « Sur la préservation de l’environnement, on peut également citer l’utilisation du Safe Balm 2, qui est un produit de thanatopraxie non toxique, aussi bien pour le salarié que pour l’environnement ».

Le funéraire du futur

Comment OGF voit-elle le funéraire de l’année à venir, et à plus long terme ? « Il y a beaucoup de choses à en dire. »

« La crémation : nous notons une accélération de la demande, après une période de palier ou la croissance était modérée. C’est un sujet auquel nous apportons une attention particulière. Le funéraire, il ne faut pas l’oublier, est un métier de service, et ces familles attendent énormément de service autour de la crémation. Nous travaillons pour répondre à cette attente et ceux qui voient la crémation comme des obsèques dénuées de service se trompent. »

« La personnalisation : ça a été le sujet ces derniers temps, elle s’est à présent imposé comme une évidence. Nous nous sommes toujours efforcés d’y répondre, et nous avons encore des choses à proposer dans ce domaine. Mais nous en parlerons en temps utile ».

« Le digital : un relais de croissance incroyable et je suis heureux de vivre ces moments de profonde mutation de notre activité ».

Jean Ruellan conclut sur ce chapitre « Notre métier est sur un socle d’activité favorable, il y a plus de décès, et nous en tenons compte, même si nous restons très réalistes dans nos prévisions. Il convient de se préparer à l’avenir, pour assurer la pérennité du groupe, conforter notre position de leader. Nos actionnaires y sont sensibles, mais c’est aussi rassurant pour nos salariés, qui ont des perspectives d’avenir. »

Le site internet du groupe OGF : www.ogf.fr

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