Joseph Vacher, le « Jack l’Eventreur » français

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Joseph Vacher

A la même époque que Jack l’Eventreur en Angleterre sévit en France un tueur en série méconnu, mais qui n’a rien à envier à son cousin d’outre manche. L’affaire Joseph Vacher permit même de jeter les bases du métier de profiler.

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Joseph Vacher

Joseph Vacher, une vie

Celui que l’on surnomme le « Jack l’éventreur » français voir le jour le 16 novembre 1869 près de Beaurepaire dans l’Isère au sein d’une famille de cultivateurs. Issu d’une très grande famille (15 frères et sœurs ). Il est l’avant dernier juste avant son frère jumeau qui meurt un mois plus tard.

Son père, précédemment marié et déjà père de 4 de ses frères et sœurs ne semble guère préoccupé par l’éducation de ses enfants, et encore moins des tous derniers. Sa mère, quant à elle, fervente croyante, victime d’hallucinations et d’apparitions récurrentes, meurt très tôt puisque Joseph Vacher n’a que 14 ans. Durant sa jeunesse il connaît de graves problèmes médicaux, tels que la typhoïde.

On estime aujourd’hui que sa « carrière » criminelle a débuté environ à cette époque alors qu’il avait une quinzaine d’années, par le viol et le meurtre d’une enfant ; ainsi que d’autres victimes (thèse vraisemblable puisqu’au cours de son procès il sera prouvé qu’il se trouvait sur les lieux des crimes au moment des faits). Cependant, ceux-ci ne seront jamais élucidés faute de preuves. Il part ensuite effectuer son service militaire dans le Doubs à Besançon, où il tombe amoureux d’une gouvernante qui restera de marbre, et se moquera même de lui.

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A la fin de son service pourtant, il la demande tout de même en mariage, et devant le refus de celle-ci, toujours moqueuse, essaie de la tuer à coups de revolver, avant de retourner l’arme contre lui et se tirer deux balles dans la tête. Aussi incroyable que celui puisse paraître, Joseph Vacher ne meurt pas mais est interné à l’asile de Dôle. Il tentera par plusieurs fois de s’évader sans pourtant parvenir à ses fins.

Vacher guéri… de la normalité ?

Quoique peu soigné dans l’établissement, les psychiatres le considèrent guéri en 1894 et il est libéré. Alors commence son vagabondage durant lequel il va semer la mort sur sa route à de nombreuses reprises, s’en prenant principalement à de jeunes bergers et bergères. Il ne se contente de tuer mais exprime physiquement ce que les psychiatres n’ont su déceler. Atteint d’une véritable folie meurtrière, il viole ses victimes avant de les tuer, puis les éventre avant de mutiler les corps pour parachever ses actes.

Il parcourt la France entière en marchant parfois plus de 50 kilomètres par jour, et ce pendant trois longues années avant d’être arrêté. Alors qu’il tente de violer une fermière, il est interpellé en 1897 et déféré au Parquet devant le Juge Fourquet qui instruit l’affaire. Joseph Vacher a opéré la plupart du temps dans le Nord-Est de la France et au moment de son arrestation, la Presse parle essentiellement de « l’éventreur du Sud-Est ».

Simple petite supposition d’alors qui sera vite balayée par le Juge qui fait alors le rapprochement entre le mode opératoire des meurtres et l’assassin présumé qu’il a en face de lui. Le procès à lieu à Belley dans la plus grande hâte, et sans tenir compte de ses antécédents familiaux et médicaux, Joseph vacher est rapidement condamné à la peine capitale.

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Louis Deibler, exécuteur en chef des arrêts criminels

La fin de Vacher

Il est condamné pour 12 meurtres, mais on lui en a attribué une trentaine au fur et à mesure des découvertes, toujours d’une extrême violence : démembrements, étranglements, décapitations s’ensuivaient après chaque viol. Il semblerait que Vacher eût connu également quelques problèmes d’identité sexuelle : on note parmi ses meurtres une préférence pour les jeunes garçons, victimes d’acharnements physiques ultra violents.

Au cours de sa courte détention, Vacher entretient des rapports écrits avec Alexandre Lacassagne, professeur de médecine et chargé de l’examiner. Une correspondance conséquente de janvier à août 1898 qui ne servira cependant à rien. La peine de mort est maintenue et proclamée le 28 octobre. Joseph Vacher sera guillotiné le 31 décembre 1898 par le bourreau Louis Deibler.

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