Journal d’une élève en thanatopraxie

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Je suis une jeune femme de 20 ans, Sandra. J’habite en Haute Saône (70) et j’ai eu deux adorables petites filles Siara et Noline. Depuis mon plus jeune âge j’ai fait les marchés avec mes parents, ils m’ont transmis des valeurs essentielles mais il m’en manquait une, l’amour du travail… J’aime beaucoup la nature, les paysages, les animaux, Tim Burton pour son style unique, l’égyptologie, et la Thanatopraxie ! J’ai donc décidé de me lancer dans cette belle aventure et vous la partager à travers le journal de ma formation. Je vous raconterai mes labos, mes réussites et mes craintes…. Ainsi que tout le déroulement de mes semaines de cours. Je vous en souhaite une passionnante lecture

Depuis plusieurs années, j’ai une attirance pour le métier de thanatopracteur. Je ne saurais dire exactement pourquoi, sinon que le milieu médical m a toujours fasciné. Je me suis demandée si c était possible pour moi de travailler dans le milieu de la mort, ces questions m’ont hantées jusqu’au jour où j’ai rencontré une thanato Belfortaine et qu’elle m’a proposé d’assister à un soin. Ça a été une révélation. Son professionnalisme et surtout le respect et l’amour qu’elle a pour son métier m’ont séduite. J’ai été touchée et j’ai su au fond de moi que c était ma vocation.

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Révision avant la rentrée?

Il m’a fallu attendre impatiemment de faire ma rentrée au centre de formation et c’est avec beaucoup de plaisir que j ai pris connaissance du programme. Il est prévu que nous irons avec les autres élèves à la fac de médecine, que nous assisteront à des mises en bière, nous participerons à un atelier moulage et maquillage et nous visiterons aussi un cimetière et un crématorium. La visite d’un expert en armes à feu est également prévu dans la formation. Nous avons tous été très séduits par ces activités qui nous donneront des bases essentielles dans notre future activité professionnelle. Nous nous rendons compte chacun combien notre voie se dessine malgré la fatalité de la mort.

Lorsque nos professeurs nous ont proposé de participer à un soin, j’ai croisé les doigts pour être sélectionnée. La première fois que j’ai assisté à un soin, je suis repartie presque frustrée de ne pas avoir pu participer. C’est ainsi qu’avec une autre élève, nous nous sommes rendues au laboratoire après deux jours seulement de cours et avons dans un premier temps observé comment procéder.

Les questions ont afflué car notre directeur et professeur nous a proposé de l’aider dans un deuxième temps. Nous étions ravies de cette perceptive de contact direct avec le défunt. Nous avons procédé au massage des membres. Et participé à la cosmétique, à la coiffure et à la mise en bière. Nous étions sur notre nuage…

Pour le deuxième soin, notre professeur nous a tendu un bistouri et nous a demandé d’extérioriser une artère fémorale. Oups… Mais après quelques minutes de recherche, nous l’avons trouvée ! Victoire !!! Ce fut une belle expérience qui a renforcé notre objectif et nous avons quitté le labo plus déterminés que jamais tout en étant conscients que le chemin sera encore long pour apprendre leur savoir faire. Notre deuxième semaine était plus théorique, nous avons étudié les artères et le système sanguin. Nous aurions préféré être au laboratoire, mais bon … Maintenant nous comprenons mieux notre futur métier et nous avions bien besoin d’avoir quelques bases. La troisième semaine se déroulera en partie à la faculté de médecine.

Sandra

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour et merci pour votre témoignage très intéressant !

    Vous parlez d’artère fémorale à extérioriser durant le soin. Est ce dû à la nécessité de se servir de cette « entrée » pour administrer le liquide de conservation ?

    Tout au long de votre récit, vous ne parlez pas du rapport que vous avez avec la mort, et avec le corps mort en particulier. Vous vous dites simplement attirée depuis plusieurs années par ce métier. Comment gérez vous les émotions ? Aviez vous été déjà confrontée à la mort avant la découverte de votre vocation ? Vous êtes encore bien jeune pour être en face d’une telle réalité

    Vous nous évoquez votre attrait concernant ce milieu et une fascination pour le « milieu médical » mais il est impossible de comparer cette profession bien « à part » avec une quelconque discipline du corps médical, ainsi, en lisant votre témoignage, je me suis demandée si vous ne vous étiez pas tournée vers cette profession pour palier a un désir ( improbable ) d’exercer le métier de médecin légiste, pensant que cela s’y apparenterait un peu.

    Votre génération fait partie d’une catégorie de jeunes adultes qui ont grandit avec les séries télévisées qui, depuis les 10 dernières années ont su susciter chez les ados et post ados, toute une série de vocations (http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/07/27/embaumer-des-cadavres-metier-d-avenir_1739199_3224.html)

    Qu’en pensez vous ? Avez vous été influencée par une de ces séries ?

  2. Bonjour Sophie, oui nous nous servons des artères pour injecter le produit de conservation j’ai choisi de ne pas détailler se chapitre car cest une phase qui peut paraître choquante, je préfère donner libre choix au lecteur pour se qui est des détails…
    Je n ai jamais été en contact avec un corps mort avant de voir un soin… Même si la thanatopraxie n à rien à voir avec un métier médical notre formation se fait essentiellement en faculté de médecine, le métier demande beaucoup de connaissance en anatomie, médecine légal, microbiologie… C estes côté qui m intéresse beaucoup l anatomie…
    En aucun cas j’ai été influence par des séries télévisés, à se que je sache les série ou les thanatopracteur ont fait leur entré sont récente et faire se métier par mode n est certainement pas possible ou du moin par sur le long terme, c est une formation de plus qui est cher, qui est dur et les places au concour sont limités…
    Je détaillerais plus de choses lors de mes prochains articles. Pour se qui est de ma vocation je ne serais l expliquer autrement, je ne peux pas vous dire que c est plaisant ou que ça fait plaisir, non c est triste et dur, je sais juste que c est ma place à chaque fois que j ai vu des soins j ai éprouve une satisfaction de savoir que grâce à ça une famille va pouvoir commencer un deuil sur l’image d’un corps repose… C est à se moman que je décompresse…
    En espèrent que mes réponses soit à la hauteur de vos attentes

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