La mort selon les religions : l’Islam

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Coran

Connaître les religions est indispensable à l’exercice du métier des pompes funèbres : Que l’on partage ou non les croyances du défunt dont l’on s’occupe et de ses proches, il n’est pas possible de respecter leurs volontés sans un minimum de savoir préalable. Nous nous lançons, cette série d’été pour approfondir ces connaissances, en expliquant la mort, et ce qui se passe après, du point de vue des religions majeures. Au pire, si vous ne trouvez pas d’utilité à tout cela d’un point de vue professionnel, cela enrichira votre culture générale. Aujourd’hui, l’islam et la mort.

coran-quran-rahman-300x226 La mort selon les religions : l'Islam
Coran

La religion mahométane a une conception radicale de la mort : tout le monde meurt, à l’exception de Dieu. La mort tient d’ailleurs une place importante en Islam : le prophète Mahomet conseillait, lorsqu’on lui demandait comment se préparer à l’issue fatale, « En se rappelant souvent de la mort et en récitant souvent le Coran. » (al-Tirmidhi, 673).

L’ange de la mort

La mort en Islam intervient lorsque l’Ange de la Mort, Malak Al Mawt, vient séparer l’âme du corps. L’ange de la Mort lui-même est mortel : le jour du jugement, il sera le dernier à mourir. Ce sera alors la résurrection des corps, et les âmes y seront réintégrées pour rejoindre ou non le Paradis. Chacun sera alors jugé selon ses actions, bonnes ou mauvaises, et sa piété.

« Islam » signifie littéralement, non pas « tolérance » ou « paix » comme certains le racontent, mais « Soumission », sous entendu à Dieu. Le jugement dernier tient compte de cette soumission  : tous les non-musulmans seront précipités en enfer (Qu’adviendra-t-il d’eux (les mécréants, non-musulmans) quand les anges les achèveront, frappant leurs faces et leurs dos ? Cela parce qu’ils ont suivi ce qui courrouce Allah, et qu’ils ont de la répulsion pour [ce qui attire] Son agrément. Il a donc rendu vaines leurs œuvres. (Sourate Muhammad: 27-28)).

Puis tous les musulmans, nus et incirconcis, seront rassemblés en un lieu pour que soient exposés ses actes, bons ou mauvais, qui seront mis en balance pour juger du « poids » de chaque action. Puis chacun franchit un pont qui relie la Nouvelle Terre au Paradis, et à lieu l’Intercession : les musulmans les plus pieux reçoivent l’autorisation d’Allah de plaider la cause des musulmans qui ont péché pour implorer sa miséricorde, mais pas celle des infidèles.

Les bons musulmans iront au Paradis, une demeure de félicité éternelle, tandis que les mécréants et les mauvais iront en enfer, probablement pour l’Eternité.

Des rituels précis

Rituellement, quand un musulman est au seuil de la mort, il doit prononcer une dernière fois la chahada, le témoignage de Foi. Ceux qui l’assistent dans l’agonie doivent l’inciter à la répéter et lire la sourate 36 Yasin au chevet du mourant, destinée à inciter l’âme à ne pas être tentée par le Diable dans les affres de la mort.

Après la mort, le corps est lavé et enveloppé dans des pièces de tissu blanc (Al Kafn), le linceul, par la suite les musulmans font la prière funéraire Salat Al Janaza, de préférence à la mosquée, à la suite de quoi on procède à l’enterrement le plus tôt possible. Le corps est enterré le visage tourné vers La Mecque ou, s’il est dans un cercueil, il est positionné de telle façon que La Mecque se trouve à sa droite.

Le rite funéraire consiste à jeter de la terre sur le linceul (s’il n’y pas de cercueil), tandis que les personnes présentes prient et invoquent Dieu pour qu’Il aide le défunt à bien répondre aux questions de Monkar et Nakir, les deux anges qui questionnent les morts dans leur tombe. Ceux-ci demandent à l’âme « Qui est ton Seigneur ? Qui est ton prophète ? Quelle est ta religion ? » avant de le conduire près d’Allah si celui-ci a répondu : « Allah est mon Dieu, Mahomet est son prophète et la soumission (Islam) est ma religion ».

Le présent article a été établi conformément aux livre suivants : Le Coran (traduction agréée par le CFCM) les Hadiths (traduction UOIF) Muhammad, vie du prophète de Tariq Ramadan (Editions Archipoche) et L’Islam pour les nuls (éditions First)

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