La presse : lui ouvrir ses portes et s’en faire un allié

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revue de presse
Une aventure numérique avec Funéraire-Info

La Toussaint approche, et avec elle, les marronniers, reportages journalistiques parfois à charge contre les professions du funéraire. Comment contrer la critique facile ? Après avoir vu, la semaine dernière, quelques éléments de l’argument du prix, nous allons examiner, cette semaine, l’attitude à adopter vis à vis des journalistes.

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Ces quelques règles de base sont directement issues de retour d’expérience. Elles ne constituent nullement une attaque en règle de la profession, à laquelle nous appartenons à Funéraire Info. Le côté parfois caustique doit plutôt être vu comme une taquinerie affectueuse.

Règle 1 : Le journaliste est obstiné

Pour embrasser cette profession de journaliste, il faut être dévoré de curiosité. La seule chose qui motivera plus le journaliste que la curiosité pour un sujet, c’est un ordre de son rédacteur en chef. Le journaliste peut être croyant ou athée, mais il sait que le rédacteur en chef existe et qu’il est doté d’un pouvoir démiurgique sur le journal. Il a le POUVOIR, celui de décider si l’article figurera à la une, ou tout en bas de la rubrique des chiens écrasés. Si le rédac’chef veut un article, le journaliste doit lui donner un article.

Inutile donc de fermer la porte au journaliste. Si toutes le monde funéraire en entier se ferme à la presse, la première chose que se dira un journaliste, c’est « Pourquoi ne veulent ils rien me montrer ? Il faut que je le découvre, ça vaut peut être la une. ».

Règle 2 : Le journaliste est humain

Mais cette obstination qui n’est pas sans rappeler Will Coyote poursuivant Beep Beep, ou Gargamel à la recherche du village des Schtroumpfs, ou Terminator voulant coûte que coûte occire Sarah Connor, ne doit pas faire oublier que le journaliste est, comme vous, un être humain, sensible et un tantinet fier.

Aussi, même si vous avez été la victime d’un article violemment critique, ou que vous avez pris à cœur des reportages présentant l’ensemble de la profession comme un ramassis de voleurs, Ne l’envoyez pas paître violemment. Recevez-le, afin d’obtenir des informations cruciales que nous verrons plus bas, expliquez-lui, si vous ne souhaitez pas donner suite, posément les raisons de votre refus.

Règle 3 : Renseignez vous

Lorsqu’un journaliste vous contacte, renseignez-vous sur les sujets cruciaux. A-t-il des connaissances en funéraire ? Pour qui travaille-t-il ? Sur quoi exactement va porter l’article ? Sous quel angle ? Quel ton ?

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Sur le web fleurissent des médias ou des journalistes, généralement stagiaires, et indépendants, proposent des papiers, dans le but d’être publiés et remarqués. Fuyez-les comme la peste : le meilleur moyen pour eux de faire de l’audience avec un sujet à priori aussi rébarbatif que le funéraire, c’est de faire du scandale. Un journaliste expérimenté aura assez de talent et de bouteille pour savoir ne pas succomber à la facilité, et aura surtout la sérénité de ne pas avoir besoin de scandale pour se faire remarquer. Choisissez un média connu et reconnu pour la qualité de ses informations, et bien implanté sur la place publique.

Il faut savoir faire son expérience, nous ne disons pas le contraire, mais le sujet est trop sensible pour être confié à un jeune qui débute. Choisissez un journaliste expérimenté.

Règle 4 : Demandez des garanties

Si vous accordez une interview, ou que l’article porte sur vos propos, vous avez le droit à un accès et rectification. Exigez-le !

Il s’agit en la matière d’être raisonnable : hors de question de demander à ce que le journaliste fasse un publi-rédactionnel. Mais demandez une relecture, et vérifiez que les propos que l’on vous prête sont bien ceux que vous avez tenu, en faisant attention au contexte. Il n’y a rien de plus facile que de faire dire à quelqu’un quelque chose alors que cette personne soutient exactement l’inverse.

De même, n’oubliez pas que le journaliste, tout expérimenté qu’il soit dans Son métier, est à peu près, dans VOTRE métier, au niveau du plus jeune de vos stagiaires débutants. N’hésitez pas à expliquer, répondez franchement à ses questions, sans enfreindre la barrière du secret professionnel.

Restez raisonnable, nous vous l’avons dit, et apprenez à tolérer la critique. Tout ce que le journaliste écrira dans son papier ne vous plaira peut être pas. Ne contestez pas si ce n’est pas éhontément faux. Ne confondez pas la vérité et la censure. Voyez-y une occasion d’avoir un regard extérieur sur votre travail.

Règle 5 : Respectez le secret professionnel

Le journaliste est tenu à une forme de secret professionnel, qui ne l’empêche nullement de montrer tout ce que vous lui avez montré : votre secret professionnel n’est pas le sien. Mettez-vous d’accord sur le respect de votre secret professionnel, de l’identité des défunts, et demandez, en cas de doute, à avoir le dernier mot. Loin d’être une exigence délirante, vous en sortirez grandi.

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Pour cela, la parole doit suffire : reportez-vous à la règle 3, qui peut être interprétée également comme ceci : si vous n’avez pas confiance dans le journaliste, alors laissez tomber.

Règle 6 : Décontractez-vous

Tous les journalistes ne sont pas méchants, loin de là, et un professionnel aguerri de la presse verra vite, si vous lui montrez véritablement votre métier, le bon papier qu’il peut tirer du côté positif des pompes funèbres. Ne perdez pas de vue que vous faites un métier passionnant, et que la mauvaise image dont il souffre souvent vient de la culture du secret issue d’une certaine méfiance des professionnels, et une combinaison d’imaginaire collectif de la part du public. Si vous abandonnez la méfiance (sans vous départir de votre prudence dans le choix de votre interlocuteur), alors le journaliste s’occupera du public.

Ne montez pas un bateau ou une représentation idéale. Si vous montez un show pour la presse, elle le verra, le contrat moral sera rompu et elle entamera son enquête avec un à priori négatif.

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Votre actualité sur les pompes funèbres

Règle 7 : prenez votre communication en main, et lisez Funéraire Info

L’invention comble les vides. Un journaliste qui a suffisamment de bons éléments pour faire un papier ne s’embarrassera pas d’aller à tout prix en chercher des mauvais. Anticipez, n’hésitez pas à organiser des portes ouvertes, des journées d’information des familles, gratuites et anonymes, et faire savoir à la presse que vous êtes tout disposés à montrer votre quotidien, la difficulté et la beauté de votre métier.

Si vous le désirez, vous pouvez nous le faire savoir, en commentaires et par message privé. Nos nous chargerons d’établir une liste de pompes funèbres et marbreries disposées à recevoir la presse, et nous la transmettrons aux médias intéressés.

Et nous vous rappelons au passage qu’il existe un média séreux et compétent sur le funéraire, conscient des réalités du métier et pointu sur ses problématiques. Ne soyez pas vexants, ne demandez pas qui…

 

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