La révolution française, de la corruption à la terreur

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Robespierre

Contrairement à une idée reçue, le 14 juillet en tant que fête nationale ne commémore pas le 14 juillet 1789, prise de la bastille, mais, lors de son institution en 1880, célébrait la Fête de la Fédération la fête qui fut célébrée au Champ-de-Mars de Paris, le 14 juillet 1790, premier anniversaire de la prise de la Bastille.

Dans un climat d’union nationale, on y vit une grande foule réunie autour du roi et des députés des 83 départements. Louis XVI assista à cette fête, et y prêta serment à la Nation et à la loi.

Une histoire de la Fête Nationale

La troisième république, qui établit également la devise nationale « Liberté, égalité, fraternité » la même année, souhaitait célébrer une journée de la révolution française qui ne fut pas marquée par des massacres ou des exécutions brutales. Ce type de journées était assez dure à trouver.

Immédiatement après la révolution, en effet, commença la terreur. Certains historiens considèrent même que celle-ci débuta aux premières têtes tranchées… le 14 juillet 1789. La révolution bon enfant et libératrice, ne dura que quelques heurs, jusqu’au premier mort. La Terreur légale, elle, dura du 5 septembre 1793 (mise de la Terreur à l’ordre du jour) au 27 juillet 1794 (9 Thermidor, chute de Robespierre).

Comme nous sommes d’indécrottables rabats-joies, à Funéraire Info, nous avons pensé qu’évoquer les révolutionnaires célèbres et leur « score » en terme de morts serait un abord original. Et certainement instructif, par certains aspects.

Danton, le corrompu

Présenté comme fervent révolutionnaire, mais corrompu, Danton laissa le souvenir d’un jouisseur débonnaire face à l’austère Robespierre. Mais son image de bonhomme pacifiste et opposé à la Terreur est émoussée lorsque l’on sait qu’il vota la condamnation à mort du roi Louix XVI, fut un instigateur de sa destitution, alors même qu’il touchait un salaire en tant qu’agent de la police secrète, en charge de la protection du roi.

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Il organisa la pétition qui devait être signée sur le Champ de Mars, mais préféra fuir à la campagne plutôt que d’y assister. Le 17 juillet 1791, la garde nationale tire sur les pétitionnaire, faisant 50 morts et plusieurs centaines de blessés.

Suite à la tentative d’invasion Prussienne, tentative d’aider le roi Louis XVI et son épouse Marie-Antoinette, Danton joue un rôle important dans l’ordonnance des massacres de septembre. Ils feront 1300 morts rien qu’à paris.

Robespierre, le criminel

Le 10 mars 1793, la Convention avait créé le tribunal révolutionnaire destiné à juger les crimes commis contre la République. Au début, le tribunal travailla avec une relative modération, mais après la promulgation de la loi sur les suspects (17 septembre 1793) tout changea. Robespierre érigea la terreur en système en proclamant la légitimité du nouveau gouvernement révolutionnaire.

En cette fin de 1793 on vit guillotiner à Paris Marie-Antoinette, les girondins, Bailly, Barnave, Philippe Égalité, etc. Au printemps de 1794, Robespierre frappa, à gauche, les hébertistes, à droite, les dantonistes. On envoya pêle-mêle à l’échafaud les carmélites de Compiègne, Madame Elisabeth, la comtesse du Barry. On supprima l’audition des témoins, on abrégea les plaidoiries. La loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) réduisit les procès à de simples comparutions devant les juges.

Alors commença la  » Grande Terreur « . Il s’agissait moins de punir que d’anéantir les suspects. Cette ère d’épouvante finit avec le 9-Thermidor. On a pu dresser un bilan approximatif de la Terreur : environ 17 000 condamnations à mort selon les documents officiels, en fait près de 40 000 victimes, si l’on compte les personnes assassinées sans jugement, auxquels il faut ajouter le génocide vendéen. Ce qui fait de Robespierre le plus grand criminel de l’histoire de France.

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A la lumière de tout ceci, il est plus facile à expliquer qu’on ait choisi le seul jour de la révolution française ou les protagonistes laissèrent de côté leurs velléités de s’entre-tuer, le 14 juillet 1790.

 

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