Le contrôle technique des fours de crémation

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Chaque mois, Michel Chazottes, directeur de Funéraires de France, nous donne son expertise sur les normes appliquées aux pompes funèbres et aux moyens de les respecter.
Aujourd’hui, la crémation.

« C’est un point de contrôle du crématorium qui vaut un chapitre à lui tout seul » souligne Michel Chazottes.

Contrôle d’une crémation

« Le contrôle passe par la vérification de présence des équipements obligatoires. On vérifie la présence d’une chambre de combustion à sole plane, et d’au moins une chambre de postcombustion, visuellement et en s’appuyant sur le documentation du constructeur ».

Le contrôleur assiste ensuite à une crémation « On choisis un cycle standard, partant du principe que l’opérateur peut augmenter le cycle en fonction de la corpulence du défunt. » le cycle ne doit pas excéder 90 minutes « Nous chronométrons l’opération et nous comparons nos résultats avec ceux de l’indicateur numérique ».

L’avis du constructeur

Pour mieux expliquer les normes, Michel Chazottes a invité Jérôme Merlin, de la société ATI, à nous expliquer ce qu’on attends d’un constructeur de four, et ce qu’un contrôleur soit trouver « il faut savoir que la norme 1994, qui est stricte, sera remplacée par la norme 2018, encore plus stricte au niveau des émissions de gaz » souligne Jérôme Merlin. « En ce qui concerne les fours, les équipements obligatoires à la mise en service, et qui doivent rester parfaitement fonctionnels, concernent la sécurité et les émissions de gaz ».

« La partie sécurité comporte un dispositif de contrôle de température à l’introduction : elle ne doit pas être inférieure à 350 degrés, ni supérieure à 900 degrés. L’introduction en elle-même ne doit pas durer plus de 20 secondes. Second dispositif, il doit y avoir un contrôle manuel de l’ouverture et la fermeture de la porte du four, et un second dispositif contrôlé manuellement qui permet de finir l’introduction du cercueil. Ces deux systèmes sont destinés à pallier une panne électrique ».

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En ce qui concerne les gaz « Pour rappeler le principe d’une chambre de post combustion : la crémation émet des gaz, qui sont extraits et amenés dans la chambre de post combustion, où ils sont brûlés une deuxième fois, pour  »casser » les particules nocives. Cette post combustion doit durer minimum deux secondes, à 850 degrés, avec au moins 6 pour cent d’oxygène. Ce taux permet de garantir que les émissions de CO2 sont minimales. »

La documentation du constructeur

Michel Chazottes reprend : « La documentation fournie par le constructeur du four est très complète, et certifiée. Nous contrôlons, en nous basant sur ses indications, la présence de sécurités supplémentaires. Si la sécurité est automatique, nous vérifions la présence d’un contrôle manuel permettant, le cas échéant, de la réenclencher. ».

Quelles sont les normes en cas de panne électrique ? « Si une panne électrique se produit, comme cela peut arriver, nous essayons les systèmes manuels d’ouverture de portes et d’introduction du cercueil par manivelle dont Jérôme vous a parlé. Leur présence est obligatoire »

Le rapport

« Nous devons vérifier un rapport établi par un organisme accrédité ISO/CEI 17025 qui atteste la conformité des gaz analysés par cet organisme ». Le directeur technique de Funéraires de France doit attester la validité de l’accréditation de l’organisme à la date du contrôle, ainsi que la validité en cours du contrôle.

Propos recueillis par téléphone par Guillaume Bailly

Le site de Funéraires de France
Tous nos remerciements à la société ATI-environnement pour son aide précieuse

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