Le Dr Trierweiler euthanasie le quinquennat Hollande

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Le livre de Valérie Trierweiler n’en finit plus de déchaîner les passions, et jusque dans l’actualité du funéraire, puisqu’un passage, bref mais édifiant, nous concerne directement.

francois-hollande-et-valerie-trierweiler-300x160 Le Dr Trierweiler euthanasie le quinquennat HollandePauvre François

Ainsi, dans son brûlot anti-Hollande, d’autant plus pertinent que Madame Trierweiler est de celles qui le connaissent le mieux, l’ex-première journaliste de France nous apprend que le président n’aime pas les pauvres. Déjà, on s’interroge sur le fait s’il fallait ou pas publier ce livre.

Certains arguent qu’ils comprennent la réaction d’une femme bafouée, humiliée publiquement par l’homme dont elle était amoureuse. Ben voyons.

Lorsque Valérie Trierweiler a entamé sa liaison avec François Hollande, on sait déjà que celui-ci était en couple avec Ségolène Royal, ce qui n’a pas plus semblé arrêter la dame que le fait qu’elle-même était mariée. Sans doute aurait elle-mieux fait de méditer le principe de réciprocité « Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasses. » Surtout, lorsque d’autres qu’elle ont eu l’outrecuidance de révéler des éléments déplaisants sur sa personne, ils se sont retrouvés assigné au tribunal, voire, selon les témoignages, menacés. Lorsqu’elle était «L’atout cœur de France», Madame Trierweiler se comportait plus en harpie qu’en petite chose fragile.

D’autres, principalement des politiques de tous bord, clament leur dégoût devant ce grand déballage… Ben voyons.

On a du mal à croire ces adversaires farouches de François Hollande se dispenser de la lecture de ce livre, même si ils prétendent le contraire. De même que, d’ici quelques jours, des éléments de langages apparaîtront, assénés à la gauche, directement issus de propos de Madame Trierweiler… Mais d’où vient cette manie de la fine bouche ? Ce soudain intérêt pour l’honneur de la fonction présidentielle, cette charité toute chrétienne même parmi les anticléricaux les plus virulents ? Oh, c’est facile à comprendre : chacun, quel que fut son rang, ne tient pas à approuver un livre qui révèle les travers d’un ennemi d’aujourd’hui, de peur qu’un jour un ami d’hier ne vienne exposer leurs propres travers.

Bien entendu, la phrase retenue sera celle des sans-dents. Il y a fort à parier que ce sera à ce quinquennat ce que « Casse toi pauv’con » aura été au précédent. C’est triste, pour un socialiste, de ne pas aimer les pauvres. Il y a pire, néanmoins : c’est quand les pauvres l’apprennent. Ceci dit, on a du mal à imaginer que Laurent Fabius (Fortune : plus de 5 millions d’euros) Michel sapin (fortune : 1 600 000 euros) ou Christiane Taubira (Fortune : 425 000 euros) sachent apprécier la misère à sa juste valeur.

Le président qui n’aimait pas le malheur ni la mort

Plus proche de nous, cette petite phrase, passée inaperçu : «Il fuit ceux qui vivent des drames»
«François et moi n’avons pas le même rapport à la mort. Il la redoute plus que tout. Il fait partie de ces hommes qui se construisent un destin pour échapper à celui du commun des mortels. Pour laisser une trace, pour survivre d’une façon ou d’une autre. Pour rester dans les livres et dans l’Histoire. C’est sa quête d’immortalité. Il refuse de parler de la mort, il ne sait pas faire avec les mourants ni avec les grands malades. Il en a peur. Il fuit ceux qui vivent des drames, comme si le malheur était contagieux.»
(pages 171 et 172)

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Cela, rien que cela, vaut la publication du livre.

Comment, en effet, attendre du président dont la promesse «Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.» tient à cœur de plusieurs associations qu’il la tienne ?

Il s’avère que le président a peur de la mort, du malheur, de la misère, et que, par conséquents, les courtisans autour de lui sont priés de lui parler d’autre chose (mais pas non plus, manifestement, des déficits, des sondages, du chômage, des impôts, de Poutine, de Merkel…).

On pourra toujours gloser que les politiques se désintéressent totalement des questions du funéraire, comme nous avons pu le constater à maint reprises, mais que sa crainte de la mort le pousse à fuir le sujet, c’est plus grave. Parce que ce qui pêche, dans notre pays, c’est justement l’absence de décision. Pour ou contre, peu importe. Ce qui importe aux différents intervenants pro et anti, c’est de savoir à quoi s’en tenir, pour préparer la suite.

Inutile, en revanche, d’attendre une décision d’un homme qui refuse ne serait-ce que de penser au sujet. C’est tout le problème des présidents de la cinquième république, cette chute inéluctable : de Gaulle était au front en 1914, blessé trois fois, il a tutoyé la mort. Son lointain successeur envoie les soldats au front et va à reculons accueillir ceux qui reviennent au pays, morts pour la France… ou pour le bon vouloir Présidentiel.

Hollande dans la promiscuité de l’Histoire

En somme, les personnes en souffrance peuvent bien aller mourir, ou continuer de souffrir, Hollande s’en fiche. Tout ce qui compte, pour lui, c’est de rentrer dans l’Histoire. On peut le rassurer : il y est entré. Il aura des voisins aussi prestigieux que Félix Faure (connu pour être plus intéressé par les femmes que les affaires de l’état, qui mourut Pompée), Paul Deschanel (connu pour croire des choses qui n’existent pas, bref, fou à lier), Paul Doumergue (sans doute le président qui eût le plus la réputation de ne pas avoir eu la carrure de la fonction), ou encore Albert Lebrun (« mou, effrayé comme le lièvre par son ombre »), dont il combine toutes les tares avec un égal bonheur.

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Obtus, peureux, sans cœur, mais cet homme n’a-t-il aucune qualité ? Si, et il faut le lui reconnaître : c’est sans doute le président le plus égalitaire de la cinquième république. Si, si, la preuve : vous êtes riche ? Vous êtes pauvre ? Peu importe : de toute façon il ne peut pas vous sacquer.

Avis de décès

Ce livre, c’est l’avis de décès du quinquennat Hollande. Le problème, c’est qu’il signe aussi, si rien n’est fait, des obsèques de première classe pour la France.

Au niveau international, le président est fini ; Ridiculisé, humilié, son attitude servile face à Obama lui vaudra bientôt d’avoir sa gamelle à côté des chiens du président américain. On imaginera mal la chancelière Merkel, une femme de caractère qui, avant d’aller gouverner l’Allemagne, va elle-même chercher son pain à la boulangerie, le matin, prendre une seconde au sérieux notre président. N’imaginons même pas une confrontation directe Hollande-Poutine : un capitaine de pédalo contre un commandant du KGB…

Au niveau national, Hollande est déjà enterré. Nul ne pense aujourd’hui qu’il a la moindre chance d’être réélu en 2017, à l’exception de… Lui-même. La guerre à a sa succession est déjà ouverte, plus ou moins à découvert, mais en attendant, son autorité est sapée. La preuve ? Pas moins de six cafouillages dans le nouveau gouvernement anti-cafouillage de Manuel Valls, la semaine de la nomination dudit gouvernement.

La question est : à quoi va ressembler la France gouvernée pendant trois ans par un cadavre politique ? A la même chose qu’aujourd’hui, un peu plus pire chaque jour. Et il en reste, des jours…

Enfin, nous pouvons toujours vous donner un bon conseil : n’achetez pas le livre de Valérie Trierweiler. Les passages les plus intéressants seront publiés dans la presse, cités par les journaux, et vous pourrez les lire gratuitement. Vous vous épargnez ainsi 300 pages de remplissage misérabiliste, aurez la satisfaction de ne pas avoir contribué à l’augmentation du niveau de vie de Madame Trierweiler, et vous économiserez vingt euros. Vous pourrez vous soigner une demi-carie, si vous faites partie des nantis à qui il reste des dents…

1 commentaire

  1. Félix Faure (connu pour être plus intéressé par les femmes que les affaires de l’état, qui mourut Pompée) Pompé, pompez, pompait, en avant les shadoks

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