Le magot des retraitées leur tendait les bras

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(Capture d'écran France 3)

Elles étaient deux sœurs, septuagénaires, retrouvées en avril 2013 mortes de causes naturelles dans leur pavillon lyonnais quatre mois plus tôt. Deux agents d’entretien venus faire le ménage ont tout nettoyé. Tout. Jusqu’aux économies des défuntes.

C’est le quotidien « Le Progrès » qui rapporte la mise en examen vendredi dernier des deux hommes (41 et 44 ans), soupçonnés du vol. Une femme est également désignée comme complice présumée. Ils n’ont pas d’antécédents.

L’enquête de police aura mis deux années pour expliquer la disparition du magot laissé par les deux ancêtres. N’ayant pas d’héritiers, l’ancienne enseignante et l’ancienne employée de la Poste avaient désigné des voisins comme légataires. Les sommes figuraient clairement dans des documents retrouvés après les décès chez elles, à Bron. Dès lors, il était facile de faire les comptes.

Et l’examen de ces papiers est édifiant. 397.985 euros en espèces sont découverts. Problème : le compte n’y est pas. Et de loin : il manque 1,867 million d’euros ! Le fruit de ventes immobilières semble t-il. L’argent en grosses coupures se trouvait dans deux sacs, dans les chambres des sœurs. Le jackpot. Comment y être indifférent, argumente la défense des deux employés de nettoyage. Deux retraités sans enfant décédées. Personne pour récupérer la somme, pensent-ils. L’argent est à portée de main. « C’était vertigineux », soupire un avocat. Plus de repères. Plus de morale.

Le cercle des suspects était étroit. Et l’examen des comptes bancaires des agents de nettoyage intervenus dans ce pavillon a parlé. Des virements ont montré l’achat de voitures, notamment. Et une partie du magot a pu être récupéré.

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