Pillage de tombes par les villageois à El-Tarif, en Égypte

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Peinture dans un tombeau égyptien - Capture vidéo

Dans un village à El-Tarif, à quelques encablures de Louxor, se trouvant sur la rive Ouest du Nil, des pièces provenant du pillage de tombes que les villageois ont exhumées, ont été vendues au marché noir en février 2016.

Des témoins, les mains s’appuyant sur des os avec des tessons de céramique, des morceaux de crâne, ont avancé à quatre pattes péniblement, dans un tunnel qui est mal éclairé par des torches. Indifférents à l’odeur âcre de chauves-souris qui prend à la gorge, trois pilleurs de tombes avancent pour enfin se déboucher sur une chambre funéraire. C’est la raison pour laquelle tout cela n’est pas visible de l’extérieur, car pour le déblai du chantier suivant, ils utilisent comme dépotoir, l’ancienne chambre, une fois le pillage terminé.

Les premières excavations considérées comme un sport pour gentlemen, n’était pas un délit à une époque. S’installant en demi-cercle, carrément allongés ou assis en tailleur sous les plafonds trop bas, les trois pilleurs commencent le boulot en fouillant à mains nues qui remplit la caverne très vite d’un épais nuage de poussière. Le chef des pilleurs a conseillé de respirer à travers le chèche qui est une coiffure faite d’une longue écharpe enroulée autour de la tête en turban et porté par les Maghrébins. La fine poussière, malgré ces précautions, provoque de violentes crises de toux, qui n’est pas plus dangereux que les bandelettes des momies qui nichent des spores fongiques très toxiques, selon l’un des pilleurs.

Sir William Matthew Flinders Petrie est le premier à organiser à El-Tahir, en 1908 des fouilles, qui à première vue n’offrent que peu d’intérêt. Par contre, le sous-sol du site est riche de dizaines de tombeaux.

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Lors d’une inspection en 1985, une cache creusée par des pilleurs qu’un des gardiens responsables du site El-Tahir a découverts contient plusieurs poteries antiques déterrées. Afin de préserver le site, une fouille d’urgence a été décidée par les autorités dont le début était en février 1987. 26 puits funéraires dont l’architecture est simple (une ou deux chambres funéraires et un puits) furent découverts en quelques jours.

La demande des reliques paraît insatiable malgré l’arrivage abondant en provenance des terres d’Isis, de nouvelles marchandises.

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