Le Salon Funéraire Paris 2017 vu par Aubin de Magnienville, président de la CSNAF

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le salon funéraire vu par Anne Tourres

Le Salon Funéraire Paris a été créé il y a 30 ans à l’initiative de la Chambre syndicale nationale de l’art funéraire, CSNAF. Anne Tourres, secrétaire générale, répond à nos questions sur la genèse de ce rendez-vous biennal incontournable, réservé aux professionnels. Puis c’est au tour d’Aubin de Magnienville de répondre aux questions concernant la CSNAF dont il est le président. 

Le Salon Funéraire

Funéraire-Info : La Chambre Syndicale Nationale de l’Art Funéraire a créé le Salon Funéraire il y a 30 ans maintenant. Quelles sont les raisons à l’origine de cette initiative ?

Anne Tourres : Dans les années 80-90, de nombreuses professions ont ressenti le besoin d’avoir leur propre salon pour promouvoir les produits et services de l’ensemble de leur secteur d’activité. Ce fut le cas de notre Chambre syndicale qui a décidé de créer le premier salon FUNERAIRE en 1987. Ainsi les métiers du funéraire ont pu se rassembler et montrer leur existence et leur dynamisme. Il s’agissait de pérenniser une image valorisante des professions du funéraire.

Funéraire-Info : Cette année, le Salon Funéraire est de retour au Bourget, est-ce important pour vous ?

Anne Tourres : Oui, parce que c’est son lieu de prédilection et qu’il est facile d’accès pour le montage et le démontage des stands par les exposants.

Funéraire-Info : Ce rendez-vous biennal est toujours un franc succès, à quoi tient cette réussite selon vous ?

Anne Tourres : Parce que la profession a besoin de se retrouver. Ce rendez-vous biennal est indispensable pour les clients et les fournisseurs dans un contexte de mutation économique difficile. C’est l’occasion pour les uns de présenter leurs innovations, leur savoir-faire et pour les autres de trouver de nouvelles idées pour développer leur activité et rencontrer leurs fournisseurs.

Funéraire-Info : Pouvez-vous communiquer sur le nombre d’exposants, les nouveaux versus les anciens, le pourcentage d’exposants étrangers ?

Nous approchons des 210 exposants dont une quarantaine de nouveaux et 20 % d’étrangers.

Funéraire-Info : Pour cet anniversaire, avez-vous prévu des évènements afin de marquer ce rendez-vous important ?

Anne Tourres : A l’occasion des 30 ans de notre salon, le conseil d’administration de la CSNAF a souhaité réunir ses adhérents et les invités de chacun d’entre eux ainsi que les organisations professionnelles au cours d’une soirée conviviale au Musée de l’Air et de l’Espace.

Par ailleurs, il sera remis pendant le salon un trophée aux exposants ayant participé de huit à seize éditions de Funéraire afin de les récompenser de leur fidélité.

Aubin de Magnienville, président de la CSNAF

Funéraire-Info : L’objectif de la CSNAF est de chercher à valoriser les savoir-faire des  industriels du funéraire, comment voyez-vous l’évolution économique face à la grande concurrence et à la mondialisation de certains services, de vos adhérents ces dernières années ?

Aubin de Magnienville : C’est vrai que l’inquiétude gagne dans nos professions. Des métiers et des savoir-faire disparaissent comme les bronziers, les granitiers, les fondeurs. Nos clients se concentrent et sont à la recherche de marge dans leurs achats.

Face à cela c’est à nous de nous remettre en question. Il faut que l’on valorise nos savoir-faire, que l’on insiste également sur la fabrication française. Les familles sont dans l’attente de produits variés de qualité. Un sondage CREDOC-CSNAF de 2014 « les Français et les obsèques » montre que 73% des familles françaises sont prêtes à payer plus cher un article funéraire s’il est fabriqué en France !

Je pense que le résultat de ce sondage est un élément primordial à prendre en compte lorsque nos clients établissent leur gamme de produits. Cela pourra avoir le double effet de satisfaire les familles et de maintenir nos savoir-faire.

Funéraire-Info : Les Assises du Funéraire ont également été un franc succès, pourriez vous dire que la CSNAF mène des combats dans la légitimité du secteur funéraire face aux pouvoirs publics ?

Aubin de Magnienville : Les premières Assises du Funéraire qui ont eu lieu au Sénat a pu montrer que la CSNAF est partie prenante dans les problématiques funéraires d’intérêt général, comme le Deuil pour premier thème. C’est en traitant des sujets généraux et complexes, dans le désintéressement, que l’on bâtit la mémoire collective de la profession. La CSNAF est très fière d’y contribuer.


http://www.salon-funeraire.com/

http://csnaf.fr/

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