Le Vampire de Düsseldorf, un tueur en série Allemand

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L’Amérique n’a pas l’apanage des tueurs en série. Du monde entier, des criminels sadiques ont sévi, y compris chez nos voisins Allemands, qui se souviennent encore en frissonnant du Vampire de Dusseldorf, Peter Kürten.
Enfance malheureuse

Né dans une famille pauvre de Cologne, troisième d’une fratrie de treize enfants, Peter Kürten eut une enfance marquée par la délinquance et de fréquentes fugues du domicile familial. Il prétendit plus tard avoir commis son premier meurtre à l’âge de 9 ans : il aurait noyé deux jeunes chiots pendant une baignade. Sa famille déménagea à Düsseldorf en 1894. Il fit quelques passages en prison, pour vol et pyromanie.

Sa première condamnation pour meurtre fut prononcée en 1913 : lors d’un braquage, il étrangla une jeune fille. Kürten passa donc huit ans en prison, jusqu’en 1921, année ou il fut libéré et qui le vit emménager à Altenburg, où il devint syndicaliste. En 1925, il retourne à Düsseldorf. Il se marie, et vit une existence paisible, presque bourgeoise.

Le Vampire de Dusseldorf

Le 8 février 1929, il agresse une jeune femme et tue une fillette de 8 ans. Le 13 du même mois, il poignarde un mécanicien de vingt coups de couteau. Le 21 août, il attaque, toujours avec un couteau, trois personnes différentes. Le 23 août, il assassine deux sœurs, âgées de cinq et quatorze ans ; puis un homme le 24. Il commet encore deux viols et deux meurtres en septembre et octobre 1929, ainsi que deux agressions avec un marteau. Le 7 novembre, il tue une fillette de cinq ans et envoie à la police une carte indiquant l’emplacement du corps. La diversité des méthodes employées, ainsi que des profils des victimes, laissait croire à la police que plusieurs tueurs distincts étaient en liberté dans Düsseldorf.

La panique commence à s’installer dans tous les quartiers de Düsseldorf. Le soir, toutes les rues se vident. Les journaux font leurs choux gras de l’affaire et on peut lire que « La Bête des abîmes a encore frappé ».

La fin du vampire

Peter Kürten ne fut jamais soupçonné avant la fin : discret, courtois, poli, il faisait tout pour ne pas attirer l’attention, avec un succès certain.

En février et mars 1930, il agresse plusieurs personnes avec un marteau, mais aucune n’est tuée. En mai, il accoste Maria Budlick, qu’il amène chez lui, puis dans les bois de Grafenberg. Il la viole, puis la laisse partir.

Maria Budlick mène directement la police chez Kürten qui, à cause du risque de condamnation, prend la fuite. Il avoue le viol, ainsi que les autres meurtres, à sa femme qui ignorait ses macabres activités, en lui demandant de tout dire à la police. Le 24 mai, il est repéré et arrêté.

Pendant son interrogatoire, il avoue près de 80 crimes, mais, à son procès qui débute en avril 1931, l’accusation retient contre lui neuf meurtres et sept tentatives de meurtre. Il tente d’abord de plaider non-coupable, mais change rapidement de tactique. Il est jugé coupable et condamné à mort. Il est guillotiné le 2 juillet 1931 à Cologne.

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