Le vitrail, pour réenchanter l’art funéraire

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Le stand de la Maison du Vitrail, au salon Funéraire Paris 2015

C’était un petit stand perdu, entre urnes et cercueils, présence discrète au salon du Funéraire de Villepinte. Celui de « La Maison du vitrail », atelier du maître verrier parisien Philippe Andrieux  aujourd’hui dirigé par sa fille. Des photos, quelques pièces exposés : rien qu’un bref aperçu d’un grand savoir-faire en restauration et création de motifs.

Bien entendu, le riche patrimoine français (l’un des plus importants d’Europe) n’est pas synonyme que d’églises et de cathédrales. Sur son stand, la société de l’artisan (plusieurs fois distingué pour son travail) présentait notamment deux exemples liés pleinement à l’art funéraire. La restauration, d’abord, du vitrail d’une chapelle du cimetière Montparnasse, à Paris. Nul motif religieux ici. Plutôt une scène très contemporaine de tranchées de la guerre 14-18. Un souvenir lié au défunt qui y repose.

stèle-150x150 Le vitrail, pour réenchanter l’art funéraire« Nous sommes également intervenus dans un cimetière de la région parisienne, près d’Orly », raconte Philippe Andrieux. Il désigne la photo du monument : au dessus de la sépulture d’une femme, deux pans en « L » entrelacent pierre et verre. Un motif religieux cette fois, bleu et or, à la fois classique dans son fond, et moderne dans sa forme.

« On peut concevoir énormément de choses avec le vitrail, explique le maître-verrier, en s’affranchissant même des motifs religieux. Même des choses abstraites peuvent laisser entrer une lumière apaisante.

Il regrette une certaine « frilosité » des pompes funèbres en matière  d’art funéraire. Il compte par exemple présenter dans quelques mois des plaques où une photo serait enchâssée entre deux plaques travaillées, gravées, offrant un « effet 3D ». A l’écouter raconter son art, on comprend les possibilités presque infinies qu’offre le vitrail.

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Philippe Andrieux, qui a aussi la casquette de président de la Chambre syndicale nationale de la discipline, sait qu’il y a beaucoup à restaurer et à créer. Il sait aussi que pour cela, il y faudra l’arrivée d’une nouvelle génération d’artisans qui reste à former. A eux de réinventer ce métier millénaire.

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