L’enterrement de la tante vire à la baston

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Jessi (capture Twitter News Tweets 24)

Il y aurait de quoi s’en retourner dans son cercueil. Mais dieu merci, la défunte tante n’en a rien su. Accourue aux obsèques de la dame au Pays de Galles, sa famille britannique en est venue aux mains dans la foulée. Une histoire d’alcool et de désamour, a joliment résumé un juge.

A l’heure de tenter d’y voir plus clair devant un tribunal de Cardiff, face à un magistrat accablé de honte pour eux, les protagonistes ont rassemblé leur souvenirs. La cérémonie a rassemblé deux clans de la même famille. Une soixantaine de personnes d’un côté. Trois d’un autre, qui ne connaissent pas les premiers. Il y a là Jessi, jeune maman de 22 ans, son frère Leon (31 ans) et leur père Leonard, employé du métro londonien. « Quand nous sommes arrivés, raconte Jessi à la barre, ils s’en sont pris à nous. »

Après que la famille ait enterré la tante, certains se retrouvent dans un club de la ville de Beddau, raconte le journal Daily Mail. On ignore pourquoi l’incident a commencé, ni même si le premier groupe était de mèche. Seule certitude : une femme moque les extensions capillaires de Jessi, et va jusqu’à lui tirer les cheveux. Fatale erreur. Car la tigresse gronde aussitôt, déclenchant les hostilités, à en croire les caméras de surveillance.

Elle déclenche une droite. Mais dans l’élan, Jessi glisse et chute. Un protagoniste de l’autre camp (mais de la même famille) en profite insidieusement pour lui marcher sur le visage à coup de talon haut. Pas très sport, dira-t-on. Voyant sa fille en difficulté, Leonard (53 ans) intervient, bondissant dans la mêlée, bientôt stoppé vigoureusement par le videur de la boîte. Et Leon le frère ? Il est là, présent. Il bout sur place et frappe violemment le videur. Bilan pour ce dernier : un nez amoché, des coupures à la joue, des yeux gonflés. Un maquillage à refaire et une opération à la clé.

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Observateur, le procureur a soupiré, très digne, résumant la scène : « L’atmosphère n’était pas au beau fixe. » C’est sûr, si Jessi n’avait pas perdu ses nerfs et ravalé ses angoisses capillaires, ce désamour familial aurait été surmonté. Au nom du respect à apporter à la défunte tante. Pour la baston déclenchée, Jessi, Leon et Leonard devront accomplir 100 heures de travaux généraux. Ils ont écopé de quatre mois de prison avec sursis. Espérons au moins qu’ils appréciaient la tante.

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