Les cercueils écologiques en carton au Sénat

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M. Jean-Paul Fournier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la commercialisation des cercueils écologiques en carton (panneaux en matériau complexe de papier), autorisée depuis l’arrêté du 12 mai 1998 portant agrément d’un matériau pour la fabrication de cercueil.

S’ils répondent à des règles strictes de sécurité et d’hygiène et à des normes également valables pour les cercueils en bois, ces cercueils n’ont aucune raison de détériorer le matériel de crémation, comme certains crématoriums le prétendent actuellement. De plus, il est demandé que les cercueils soient adaptés aussi bien à une inhumation qu’à une crémation, or les tests sont effectués par des laboratoires mandatés par l’AFNOR qui se chargent exclusivement des meubles en bois. L’expérience prouve pourtant que dans tous les pays d’Europe ces cercueils biodégradables sont largement utilisés, mais en France c’est aux crématoriums eux-mêmes de décider de les autoriser ou non. Ce qui privilégie l’utilisation des cercueils en bois, au détriment de la filière carton. Il lui demande en conséquence ce qu’il entend mettre en place pour garantir la survie de cette filière qui tend à se développer.

Question écrite n° 09040 de M. Jean-Paul Fournier (Gard – UMP), publiée dans le JO Sénat du 07/11/2013 – page 3209

Question transmise au Ministère des affaires sociales et de la santé, en attente de réponse du Ministère

découpage-300x295 Les cercueils écologiques en carton au Sénat

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2 COMMENTAIRES

  1. La France a choisi de donner un statut aux cendres humaines qui doivent donc être respectées. Comment accepter, alors, sauf par l’absence de contrôle de la réalité des cendres à la famille, qu’on tolère l’utilisation de ces cercueils qui, sans parler des particules envoyées dans les installations, laissent une masse de déchets de combustion sur la sole de l’appareil, déchets d’un volume important qu’il sera impossible, ensuite de séparer des cendres humaines, rendant impossible, en raison du volume, la remise de la totalité dans une urne ordinaire.

  2. Je pense qu’il était important de donner un statut aux cendres humaines mais une fois de plus tout cela a été fait sans trop de concertation et notamment sans les professionnels de la crémation qui, mieux que personne, connaissent le travail qui est le leur.
    Peut-être aurait il fallu attendre un certain délai avant d’autoriser les crémations de ce type de cercueil afin de mieux évaluer les différents problèmes rencontrés et trouver une solution pour y remédier? Il n’est toutefois par trop tard pour revenir sur cette décision qui représente une pratique encore marginale, juste le temps d’y voir plus clair et de trouver une solution qui convienne à tout le monde?…

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