Les expressions de la mort : la richesse de la langue française

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La langue française est riche, de mots et d’expressions en tout genre. Retrouvez ici les expressions de la mort les plus communes et les définitions qui y sont associées.

  • La petite mort Sens : Un orgasme. Origine : Cette expression érotique date du XVIe siècle. A l’époque d’Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, on étudiait beaucoup l’anatomie, on désigna alors l’orgasme comme une petite mort de par le court évanouissement ou les frissons qu’il peut provoquer.
  • à la vie, à la mort Sens : Pour une durée éternelle. Origine : L’expression fait référence à des liens très forts entre deux personnes, qu’elles soient amies ou en couple. Elles se font le serment que le lien qui les unit durera toute la vie, et même au-delà, dans la mort.
  • mort aux vaches Sens : Injure antimilitariste adressée à la police ou à toute autre personne représentant l’ordre. Origine : On donne à cette expression deux origines. La première remonte à l’époque d’Henry IV où celui-ci aurait assiégé Paris. Ses étendards arborant deux vaches, les Parisiens créèrent l’injure. La seconde remonte à 1870 lors de la guerre franco-allemande. Sur les postes allemands était inscrit « Wache » signifiant « sentinelle ». Les Français se seraient alors exclamés « Mort aux Waches ! » qui, par déformation orthographique serait devenu « Mort aux vaches ! ». Par extension, elle s’adresse maintenant aux forces de l’ordre.
  • c’est la mort du petit cheval Sens : C’est très grave, la fin de tout. Origine : Expression française familière désignant une situation jugée extrême dans sa gravité. Parfois employée ironiquement pour se moquer du manque de relativité dont font preuve certaines personnes confrontées à des événements particuliers.
  • mort de rire Sens : Grande hilarité Origine : Expression familière qui s’emploie pour exprimer le fait de rire beaucoup. Le mot mort est employé ici pour accentuer l’intensité même si selon certains, il existerait plusieurs anecdotes relatant des cas de mort ou d’accidents dus à une grande hilarité mais rien n’a cependant été prouvé.
  • Arrêt de mort Sens : Décision qui mène une personne à la peine de mort. Origine : Cette expression a vu le jour à la fin du XVIIIe siècle et a toujours conservé son sens actuel. Prise d’une façon simpliste, on pourrait l’interpréter tout autrement puisqu’arrêt pourrait faire penser qu’on empêche la mort. Or, l’expression signifie bien que la peine capitale est prononcée.
  • Escadron de la mort Sens : Armée ou milice en charge d’exécutions. Origine : L’expression escadron de la mort correspond à l’origine aux groupes armés qui sévissaient dans les années 1970 en Amérique du Sud, puis s’est étendue à tout groupe, généralement aux missions secrètes, dont l’objectif était d’éliminer des personnes gênantes.
  • Espace mort Sens : Partie des voies respiratoires ne partipant pas aux échanges de dioxygène. Origine : Employée dans le langage de l’anatomie, cette expression tire son nom du fait qu’elle désigne une partie, c’est-à-dire un espace, des voies respiratoires, qui ne participe pas à la respiration et donc au processus de la vie.
  • Faire le mort Sens : Se faire discret. Origine : A l’origine, l’expression était utilisée dans les cercles de jeux de carte où celui qui avait abattu son jeu ne pouvait plus participer. Par extension, l’expression signifie qu’une personne se fait discrète et évite de se faire remarquer.
  • Le mort saisit le vif Sens : En langage juridique, l’héritage d’une personne morte va automatiquement à ses héritiers vivants, ainsi saisis par la loi. Origine : L’expression est juridique et désigne le fait qu’à son décès, les biens d’une personne passent automatiquement à ses héritiers (vivants) en fonction de la loi (article 724 du Code civil) : à l’ouverture de la succession, ces héritiers sont ainsi saisis par la loi (ils peuvent néanmoins renoncer à cette succession). L’expression (vieillie) trouve son origine dans l’expression Le roi est mort, vive le roi !, proclamée (pour la première fois dans sa forme impersonnelle aux funérailles de Charles VIII en 1498) à la mort du monarque et à l’avènement du nouveau monarque selon le principe héréditaire de la Couronne.
  • Horloge de la mort Sens : Espèce de coléoptère faisant partie des Anobiidae. Origine : Cette expression, attestée depuis au moins la première moitié du XIXe siècle, tire son origine des sons que cet insecte émet à la période de reproduction. En effet, pour attirer la femelle, le mâle se pose sur un tronc contre lequel il cogne sa tête de manière régulière, ce qui crée comme le son d’une cloche répétée. Et voilà que sonne le glas !
  • La mort dans l’âme Sens : A contrecoeur. Origine : Au XVIIe siècle, le terme « mort » était utilisé dans de nombreuses expressions pour partager un tourment et non forcément la fin de la vie. La mort dans l’âme est apparue au XIXe siècle pour représenter les grandes réticences d’une personne.
  • Être à l’article de la mort Sens : Etre proche de la mort. Origine : Traduction littérale de l’expression latine  » in articulo mortis « , le terme  » article  » n’est nullement une référence au journalisme, mais à une séparation qui se ferait entre le corps et l’esprit au moment de la mort. L’expression date du XVIe siècle.
  • Ne pas y aller de main morte Sens : Agir de façon violente. Origine : « Ne pas y aller de main morte » est une expression datant du XVIIe siècle, que l’on trouvait à l’époque sous la forme « ne toucher pas de main morte ». La « main morte » symbolise en fait une main inactive ou sans force. De cette façon, il est clair que l’emploi de cette expression démontre une action réalisée avec dynamisme, voire avec violence.
  • Langue morte Sens : Langage qui n’est plus utilisé, n’est plus parlé.
  • Peau morte. Sens : Épiderme mort.
  • rester lettre morte Sens : Se dit d’une chose inutile ou qui n’a pas été prise en compte. Origine : Expressions dérivées des « lettres closes » au XVIIe siècle. Celles-ci étaient des lettres royales dont le fond et la forme étaient souvent incompréhensibles. Au XIXe siècle, son sens évolue puisque les « lettres mortes » caractérisaient les textes juridiques perdant de leur valeur et devenant de ce fait inutiles.
  • Le royaume des morts Sens : Lieu d’errance des âmes damnées. Origine : Dans la mythologie grecque, l’expression désigne le lieu situé sous la surface de la Terre et qui se prolonge jusqu’aux frontières du monde. Différent de l’Enfer chrétien, le royaume des morts voit les âmes damnées errer sans penser ni ressentir, tels des zombies éternels.
  • Livre des morts Sens : Recueil de formules funéraires égyptiennes. Origine : Le Livre des morts, de son nom complet, Livre des morts des Anciens égyptiens, est un ensemble de rouleaux de papyrus que lesquels ont été rédigés les différents rites funéraires à respecter. Ce livre des morts était placé dans le tombeau aux côtés du corps momifié.
  • Descendre en feuille morte Sens : Pour un avion ou hélicoptère, tomber en tournoyant. Origine : Cette expression s’emploie dans l’aéronautique pour désigner le mouvement d’un appareil qui chute en tournant sur lui-même, comme le ferait une feuille morte en automne, après s’être décrochée d’une branche.
  • Souffrir mille morts Sens : Souffrir d’une douleur extrême. Origine : On utilise l’expression « souffrir de mille morts », datant du XVe siècle, pour dire que l’on ressent des douleurs horribles qui seraient similaires à la souffrance imaginée causée par le fait de mourir mille fois.
  • Défendre la veuve et l’orphelin : préserver les êtres les plus fragiles
  • La veuve au poignet : masturbation , Cette expression date du XIXe siècle. C’est une association entre le poignet qui s’agite et la veuve solitaire qui aurait pour réputation de pratiquer cela couramment. L’autre référence se trouve sur la guillotine où le poignet qui sert à décalotter la vie s’appelle la veuve.
  • Avoir un pied dans la tombe : Être presque mort,  L’image de la tombe est très claire : il s’agit d’une référence à la mort. Cependant, le fait de n’avoir qu' »un pied » dedans signifie que l’on n’est pas encore tout à fait mort. Cette expression s’applique donc à une personne très vieille ou encore à quelqu’un qui va bientôt mourir.
  • Être muet comme une tombe : Ne prononcer aucun mot, L’expression est un héritage de deux notions chrétiennes. La première est liée au rite de la confession, où le curé doit enterrer à tout jamais les propos entendus. La seconde provient du fait que les morts mis en tombe gardent un silence éternel.
  • Emporter un secret dans la tombe : Cette expression fait référence au fait de ne pas révéler un secret jusqu’à sa mort. Quelqu’un emmène son secret avec lui dans sa tombe où personne ne pourra plus lui arracher.

 

 

 

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