Les fantômes hantent le bidonville Griffintown à Montréal

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Vestiges de l’église Sainte

Afin d’apercevoir des apparitions insolites, des ombres inquiétantes ou de sentir des vibrations étranges, des chasseurs de fantômes se donnent rendez-vous à l’un des quartiers les plus historiques de Montréal, à Griffintown, qui est l’un des plus hantés.

Si les châteaux d’Écosse sont connus pour être remplis de fantômes, la ville de Montréal compte également son lot d’endroits mystiques. Il est possible de découvrir Montréal hanté grâce aux visites guidées, car certains lieux de la capitale cachent des histoires à faire peur.

Depuis la famine de 1847, les réfugiés irlandais, en passant par la révolution industrielle puis par la pire catastrophe aérienne jamais connue à Montréal, Griffintown a été témoin de tout. Les tours de copropriétés se multiplient actuellement, mais les nouveaux résidents ne savaient pas que cet endroit était un bidonville bruyant et que les fantômes y régnaient.

Pour visiter Griffintown hanté, il faut faire le tour de mystérieuses ruines, d’un canal pollué, de tunnels abandonnés, de bâtiments effrayants célèbres pour être hantés et d’anciens cimetières.

Un terrain abandonné de la rue Barré, où de nombreuses fosses communes y ont été creusées, peu après l’épidémie de typhus qui a ravagé le bidonville, est le premier arrêt de ce périple du Griffintown hanté. Le fondateur de Montréal Hanté, Donovan King a souligné que c’est là qu’il explique l’histoire de Griffintown. Alors que le quartier ne comptait que 50 000 citoyens auparavant, Griffintown est devenu durant la famine de 1847, à cause du débarquement de 75 000 réfugiés irlandais qui ont amené bien avec eux des traditions, le bidonville le plus célèbre du Canada, ajouta-t-il. Peu après, le quartier est ravagé par l’épidémie. La maladie a tué pas moins de 6 000 personnes, y compris le maire John Mills lui-même malgré les efforts héroïques des sœurs pour soigner les victimes de la fièvre, dans des hangars.

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Dans le parc du Faubourg-Saint-Anne, près des vestiges de l’église Sainte-Anne, M. King a expliqué qu’il n’était pas rare que les corps soient exposés debout lors des funérailles et que les gens dansent même ou festoient avec le cadavre. En faisant sa course ici, il y a trois ans, un prêtre fantôme qui se matérialisait a été aperçu par un homme et aussi un cercueil avec un cœur d’enfant, ajouta-t-il.

On raconte aussi que le fantôme de Mary Gallagher, une prostituée qui fut retrouvée décapitée dans son appartement, par un coup de hache le 26 juin 1879, en quête de sa tête, revient hanter le quartier Griffintown, au coin des rues William et Murray, tous les sept ans. Sa dernière apparition remonte en 2005, car elle a manqué le rendez-vous de 2012. Un forme blanchâtre auraient été observé traverser l’intersection par des chasseurs de fantômes pendant quelques instants.

Cette visite conduite par un conteur et acteur professionnel, avec ses récits effrayants sur les activités paranormales et esprits qui animent Griffintown, comblera autant les amoureux de l’Halloween, que les chasseurs de fantômes ou les passionnés d’histoire.

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