Les monuments aux morts

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Monument aux morts de l'armée du Rhin

Apparus après la guerre de 1870-1871, les monuments aux morts ont été élevés dans leur grande majorité à la suite de la guerre de 1914-1918 ; les noms des  » morts pour la France  » des conflits postérieurs y étant alors simplement ajoutés. De nos jours, des monuments aux morts sont encore édifiés.

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Le monument aux morts d’Ermont (Val-d’Oise) en construction, date inconnue

Monuments aux morts

L’expression « monuments aux morts » s’applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales – le plus souvent les communes – pour honorer la mémoire de leurs concitoyens « morts pour la France », sauf dans les départements d’Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de « morts à la guerre ».

Qui y a droit ?

S’appuyant sur l’esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s’est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l’inscription d’un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d’une guerre ou d’opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention « Mort pour la France », et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée. Certaines municipalités ont parfois étendu cette possibilité aux victimes dont le décès est consécutif à un fait de guerre, dès lors que les deux conditions susvisées (octroi de la mention « Mort pour la France » et lien direct avec la commune) sont respectées. Le 11 novembre 2011, le président de la République a annoncé lors de la cérémonie commémorative organisée à l’Arc de Triomphe, que le gouvernement allait apporter son soutien à la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale le 18 octobre 2011, visant à rendre obligatoire l’inscription sur les monuments aux morts, des noms de tous les Morts pour la France, en particulier lors d’opérations extérieures.

Statut juridique

Juridiquement, les monuments aux morts sont pour la plupart des biens communaux et relèvent comme tels de la compétence des municipalités. A l’origine, la fonction de ces édifices a été de rassembler la population autour du souvenir de ceux qui ne reviendront plus vivre dans la cité, faisant ainsi participer la commune au travail de deuil des familles. Par ailleurs, graver les noms des morts revenait à donner à ceux-ci un peu de cette gloire dont étaient alors parés ceux qui s’étaient sacrifiés pour la victoire des armées françaises.

Ces monuments sont de nos jours souvent méconnus. Ils demeurent pourtant à plusieurs titres des témoins historiques, qu’il s’agisse de l’histoire des mentalités, de l’histoire de l’art, de l’histoire de la commune tout simplement : les noms gravés traduisent le poids des guerres sur la vie locale quand ils ne sont pas aujourd’hui la seule trace de certaines familles. Leur emplacement, leurs dimensions et leur ornementation sont très variés.

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