Les pompes funèbres à l’horizon 2017 – Étude XERFI-PRECEPTA

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Lentement mais sûrement, les choses bougent dans les services funéraires, PRECEPTA vient de publier une étude approfondie, après plusieurs mois d’enquêtes, sous le titre : « Les services funéraires à l’horizon 2017 – Quelle stratégie pour relancer l’activité et redresser les marges ? »

Voici les principaux enseignements de cette analyse de 400 pages !

Les services funéraires sont à un tournant de leur histoire. Et c’est d’ailleurs bien ce qu’illustre le repli certes modeste, mais inédit depuis plus de 15 ans, du chiffre d’affaires du secteur en 2014 (-0,3% en valeur). A l’origine de ce phénomène : le recul significatif du nombre de décès et les pressions sur le pouvoir d’achat des Français qui pèsent sur les prix des professionnels des pompes funèbres. Ces pressions persisteront dans les années à venir. Dans ce contexte, la croissance du chiffre d’affaires du secteur oscillera entre 1% et 3% par an à l’horizon 2017, pronostiquent les experts de Precepta.

Les marges se contractent…

Créer de la valeur pour une profession longtemps habituée à dégager des marges confortables est en fait devenu bien plus compliqué. Ce changement de paradigme s’explique par plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci : le durcissement du contexte concurrentiel avec, entre autres, l’arrivée de nouveaux investisseurs qui s’appuient sur une vision structurée, des modèles rationalisés et des stratégies marketing dynamiques. L’émergence des positionnements low fare illustre également cette intensification concurrentielle. La progression de la crémation, synonymes de chiffre d’affaires en moins, traduit également le changement de paradigme à l’œuvre dans le secteur. Le principal levier de marge dans le secteur funéraire se situe dans la vente de cercueils, segment bien moins porteur dans le cadre de la crémation.

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En toute logique, les marges se sont donc contractées. A 5% en 2014, le taux de marge opérationnelle de l’échantillon Precepta recule presque sans discontinuer depuis 2007. Le taux de résultat net est lui passé sous la barre des 4%. Mesurée par le ROE (return on equity pour résultat net sur fonds propres à 9,4%, soit une division par presque deux en 10 ans), la rentabilité financière a épousé la même tendance, selon l’analyse des experts de Precepta. Et les choses ne devraient pas s’arranger à l’horizon 2017 avec un taux de résultat net et de ROE de respectivement 3,6% et 8,2% d’après nos prévisions.

… mais le redressement de la rentabilité est possible…

Inquiétants, ces chiffres traduisent l’attitude trop attentiste des professionnels pendant de longues années. Le redressement de la rentabilité est évidemment possible, à condition de relever plusieurs défis de taille. Les experts de Precepta en ont identifié cinq. Le premier est l’optimisation de la gestion financière en quadrillant le marché au niveau régional et en se développant dans l’exploitation de crématoriums. Le deuxième consiste à impulser une véritable stratégie marketing, soit « marketer » son offre de produits et de services mais aussi mettre un terme à l’opacité tarifaire et agencer les points de vente. Viennent ensuite, l’adoption d’une politique muticanal face à l’essor d’Internet et le positionnement dans un écosystème d’affaires, en particulier en privilégiant une relation de partenariat avec les acteurs de l’assurance obsèques. Enfin, dernier défi : former et fidéliser ses collaborateurs puisque la montée en gamme du marché va nécessiter un personnel qualifié et motivé.

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… avec la consolidation pour toile de fond

Une autre preuve du tournant stratégique à l’œuvre dans le secteur des services funéraires est la multiplication des mouvements capitalistiques. L’un des exemples les plus emblématiques est sans doute la percée fulgurante de Funécap, désormais deuxième acteur intégré derrière OGF, grâce à une stratégie de quadrillage régional et une politique de croissance externe très dynamique. C’est d’ailleurs bien ce qu’illustre son rachat en novembre 2014 de la Société des Crématoriums de France (SCF). Quant au leader OGF, il a été repris en 2013 par le fonds d’investissement Pamplona Capital Management auprès d’Astorg Partners.

L’arrivée de ces nouveaux investisseurs illustre un mouvement de consolidation et de professionnalisation en cours dans le secteur. Et l’arrivée très probable de certains assureurs et mutuelles, via cette fois l’intégration verticale de groupes de pompes funèbres, sera très certainement la prochaine étape.

Source : communiqué de presse Xerfi du 22 janvier 2015

Pour acheter l’étude, suivre ce lien

Une étude que tous les fournisseurs du secteur funéraire et les entrepreneurs de pompes funèbres devraient lire!

Etude-Xerfi Les pompes funèbres à l’horizon 2017 - Étude XERFI-PRECEPTA

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