Les pompes funèbres, vers des lendemains qui déchantent ?

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Les pompes funèbres seront amenés à être de plus en plus chères, en même temps que le pouvoir d’achat réel diminue. Que faire avant qu’il ne soit trop tard ?
Une augmentation des coûts

Les coûts du funéraire vont augmenter, et ce n’est pas véritablement une surprise : le choc de simplification voulu par le gouvernement s’est arrêté aux portes de la mort.

Quelques protestations commencent à apparaître, ici et là, dans la presse locale, sur l’augmentation des tarifs de tel ou tel crématorium, allant parfois du simple au double (un exemple récent montre le tarif d’un équipement étant passé de 340 à 680 euros). Or, dans l’avenir, ces augmentations n’auront rien d’exceptionnel, elles seront même inévitables avec toute la bonne volonté du monde.

L’imminence de l’entrée en œuvre de la nouvelle norme pour la filtration des fours (encore deux ans) fait que les travaux ont commencé. Ces travaux ont un coût… Qu’il faut bien amortir d’une façon ou d’une autre.

Une autre mesure dont nous avons amplement parlé en 2014 est la fin de l’interdiction de soins sur patients atteints du HIV voulue et programmée par Marisol Touraine.

Sans refaire le débat, nous avions démontré, et posé la question, de l’augmentation flagrantes des coûts que toutes les nouvelles normes autour de la thanatopraxie allaient engendrer, sans obtenir de réponses.

Ainsi, les soins de conservations et la crémation vont devenir de plus en plus cher. Ce sont les postes majeurs au milieu de toutes petites augmentations, inoffensives individuellement, mais redoutables sur le chiffre final…

Le danger du monopole

Un des dangers, insidieux, serait un retour au monopole. Impossible ? Pas tant que cela. Il suffirait d’une demande de la population et d’une volonté politique.

La demande de la population pourrait venir si le prix des pompes funèbres devient inaccessible, et que l’on en faisait porter la responsabilité aux entreprises (alors que, comme on l’a vu, cette inflation est subie par eux comme par les familles).

La volonté politique est bien présente. Minoritaire encore, mais certains signes l’attestent. Comme cette proposition des sénateurs visant à instituer une cérémonie civile laïque, qui fait mine d’ignorer le travail des pompes funèbres et de les court-circuiter.

Enfin, le secteur funéraire est lucratif et l’état cherche de l’argent. Se priverait-il d’une manne ?

Ces scénarios sont de la science-fiction… Mais plusieurs politiques militent au quotidien pour qu’il devienne un jour réalité. Pour l’instant, ils n’ont pas d’oreille attentive, pour l’instant…

un futur chaotique ?

La profession se prépare sans le savoir des heures difficiles, ou il sera compliqué de respecter à la fois les volontés et le budget des familles.

L’incertitude qui règne quand au futur de la profession, qui fait montre, à l’autre bout du spectre, de capacités d’adaptation et de créativité, est à considérer dès à présent, pour réagir en temps et en heure. Et peut être faire entendre nos voix auprès du public pour contrebalancer le pouvoir politique.

Guillaume Bailly

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