Les pompes funèbres

L’entreprise de pompes funèbres, publique ou privée, représente un passage obligé après un décès. C’est elle qui organise les funérailles et guide les proches lors des premières démarches à effectuer. Elle s’occupe de la présentation du corps à la famille, de l’inhumation ou de la crémation. Elle peut aussi avoir un rôle psychologique dans ces difficiles premières heures du deuil.

1-Historique

Le 28 décembre 1904, en votant la loi séparant l’Église de l’État, le Parlement français donne la responsabilité du service des pompes funèbres aux communes. Il s’agissait  en fait de mettre au fin au monopole de l’Église et de permettre tout type d’enterrement, qu’il soit laïc ou d’une autre religion que catholique. Les communes ont alors le choix : soit développer une régie municipale, soit déléguer l’exploitation de l’activité à des entreprises privées sous forme de concession. Si la plupart des grandes villes comme Paris ou Marseille ont choisi la première solution, les autres communes ont souvent eu en face d’elles une seule société, en situation de quasi monopole. Il faut attendre 1993 puis 1998 pour que le secteur connaisse une réelle libéralisation.

Aujourd’hui, tous les opérateurs funéraires, qu’ils soient municipaux ou privés, sont soumis à la même réglementation. Et même si la concurrence a été établie par le législateur, ce dernier n’a pas oublié d’encadrer les prestations, afin d’éviter toute dérive.

2-Réglementation

Le premier devoir d’un service funéraire municipal ou d’une entreprise privée de pompes funèbres est d’informer la famille. Doit être fournie une documentation générale détaillant les prestations à caractère obligatoire et celles dites « supplémentaires » comme l’appel à un marbrier ou la parution de faire-part dans la presse. Chacune doit être précisément chiffrée : coût d’un corbillard et des porteurs ou prix kilométrique en cas de transport ou de rapatriement, par exemple.

Dans le cas d’un service funéraire municipal ou d’une entreprise concessionnaire, les tarifs varient d’une commune à l’autre. Les entreprises privées sont, elles aussi, libres de fixer le prix de leurs prestations. Il faut donc toujours demander un devis : il est gratuit.

Sont considérées comme obligatoires la fourniture d’un cercueil (si l’on choisit l’inhumation) ou d’une urne (si l’on a opté pour la crémation), la mise en bière, le transport du corps puis l’inhumation ou la crémation. Toutes ces prestations doivent être détaillées. L’entrepreneur de pompes funèbres peut ensuite proposer plusieurs services : fourniture de plaques funéraires ou impression des faire-parts. S’il est parfois plus confortable de se reposer sur un tiers et de déléguer l’entière organisation des funérailles lors des douloureuses premières heures après un décès, il faut néanmoins rester vigilant, demander un devis et se faire conseiller.

Il est également possible de faire appel aux techniques de conservation de la thanatopraxie. Cette pratique est obligatoire si la dépouille doit être transportée sans mise en bière sur plus de 600 km ou rapatriée dans un pays soumis à une législation particulière. Ces soins permettent également de prolonger à 48 heures le délai entre le décès et la mise en bière en cas de transport du corps du défunt.  Dans tous les cas, la famille doit donner son autorisation pour qu’ils soient pratiqués.