Les remplacements de congés d’été : des pistes à suivre

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Les remplacements estivaux sont une véritable problématique, et sans doute bon nombre d’entre vous se sont arrachés les cheveux en essayant d’y apporter une solution…

logo_attention-300x250 Les remplacements de congés d'été : des pistes à suivrePas que dans le funéraire…

S’il est parfois compliqué de trouver des remplaçants aux pompes funèbres, d’autres professions déjà habituellement en déficit de personnel voient dans la période estivale se réaliser leur pire cauchemar. Ainsi par exemple, les maisons de retraite, en mal de recrutement d’aides-soignantes, affrontent durant les grandes périodes de congé un sous-effectif parfois à la limite du tolérable.

Ou bien recrutent avec leurs faibles moyens des personnels sous-payés, qui savent d’emblée qu’ils ne sont pas destinée à rester, choses qui n’aident pas à la motivation. Ainsi, quelques soignants estiment, sous couvert d’anonymat, que certains décès ou aggravations de pathologie, en période estivale, auraient pu aisément être évités…

Et, plus loin,les pompes funèbres peinent à s’organiser.

Les mauvaises pistes

Un certain nombre de pistes sont à éviter, si possible, pour les recrutements : l’intérim et la cooptation.

L’intérim, tout d’abord : pratique pour couvrir des convois ponctuels, il s’avère coûteux sur des périodes étendues. Les intérimaires ont, de plus, un inconvénient majeur : ils sont intérimaires. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais ils ne renonceront pas à une ou deux semaines de travail plein pour une journée de convoi, même si ils ont travaillé avec vous auparavant.

A chaque nouvel intérimaire, il faudra à chaque fois trouver un uniforme à sa taille, lui dispenser une formation, et faire face au risque que nous connaissons tous, celui du candidat persuadé d’être à la hauteur et qui s’enfuit en courant dès qu’on le met en présence d’un corps.

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La cooptation est un autre problème : votre entreprise cherche du personnel, et votre voisine vient vous glisser que son fils cherche un boulot d’été… La situation presque idéale : vous gagnerez la gratitude de votre patron, et, pour service rendu, quelques invitations chez les parents de la recrue, ou les qualités culinaires de la mère n’égalent que la cave prodigieuse du père.

Sauf si ça se passe mal, chose envisageable. Que le gamin soit un tire-au-flanc, qu’il ait du chewing-gum dans les bras au moment de soulever le cercueil, ou un petit cœur sensible qui lui fasse faire un malaise devant le défunt du jour, ou bien au contraire qu’il soit courageux et si volontaire que le patron le considère comme un semi-bénévole, l’invitation à dîner, la bonne cuisine et les bonnes bouteilles risquent de s’envoler en même temps que votre amitié ou vos relations de bon voisinage.

Sans compter que vous passerez pour un crétin auprès de vos chefs durant quelques jours. Je parle d’expérience…

L’école et l’armée en renfort

Trois pistes sont à explorer. La première, l’armée. Les militaires à la retraite constituent des recrues de choix pour les sociétés de pompes funèbres. Ils souvent relativement jeunes, dans la cinquantaine, vaillants physiquement, ils ont le sens de la discipline, ce qui évitera que votre Maître de Cérémonie fasse un ulcère, ont toujours une tenue impeccable, et, cerise sur le gâteau, si vous pratiquez le portage à l’épaule, savent marcher au pas. Il ne cherchera pas forcément un temps complet, mais plus un revenu d’appoint et l’occasion de sortir respirer : après trente ans à courir le monde, rester chez lui à surveiller la pousse des bégonias dans le jardin est une activité dont il se lassera assez vite. De surcroit, il est souvent disponible l’été puisque, bien que jeune, il prend, comme beaucoup de retraités, ses vacances hors-saison.

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Un partenariat gagnant-gagnant, qui pourra se prolonger tout au long de l’année.

La deuxième piste est celle des écoles de formation. Chaque année en sortent des assistants funéraires diplômés qui ne trouvent pas toujours de travail immédiatement après. Outre leur qualification, ils ont, au cours de leur formation, effectués des stages. La période étant peu propice au recrutement, certains seront peut être intéressés par un ou deux mois de travail, qui rime avec revenu et expérience. Sans compter que certains d’entre eux feront suffisamment l’affaire pour que vous décidiez de les garder, in fine.

La troisième piste est ce que vous avez en commun, vous qui cherchez à employer, avec ceux qui cherchent un emploi : le journal que vous lisez actuellement. Funéraire Info ouvre ses colonnes gratuitement, toute l’année, aux offres et aux demandes d’emploi. Pensez-y, la prochaine fois.

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