LES UNIFORMES BLEUS, la trilogie d’Éric DUPUIS

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Éric Dupuis est flic, comme tant d’autres, mais comme Didier Fossey, Laurent Guillaume, Olivier Norek, Michel Vigneron, il écrit aussi des polars…

les-uniformes-bleus-volume-1-un-bon-flicard-300x300 LES UNIFORMES BLEUS, la trilogie d’Éric DUPUISDans cette trilogie, un personnage clé, comme notre guide au travers de cette plongée au cœur de la police, Stanek Zibanski. Stanek est un ancien flic de terrain qui est devenu instructeur.

Le point de départ de cette trilogie, trois Bacmen disparaissent, on retrouve leur voiture de service sans les hommes. Stanek est aux cent coups, nuits peuplées de cauchemars, et encore, juste quand il arrive à s’endormir.

On finit par les retrouver les policiers…pendus la tête en bas, raides comme des saillies et chaque corps marqué d’un chiffre, 5, 7 et 62…

Que peuvent bien signifier ces trois chiffres ?
Et puis ces coupables arrêtés trop vite, Zibanski n’y croit pas, alors une enquête parallèle commence.

Fin du premier acte. Un bon flicard.

Là, je suis un peu emmerdé, car si je te dis que le départ du second tome, c’est un peu comme une chambre d’hôpital où se trouve Zibanski, je te spolie le bouquin..

Quoi que non, avec l’esprit actif que tu possèdes mon lapin, je suis sûr que tu as envie de savoir pourquoi notre poulet de compétition est hospitalisé, c’est bien, je suis fier de toi !

Suite à cette hospitalisation, on veut rayer Zibanski des cadres de la grande maison, pour essayer de conserver son poste, Stanek accepte une enquête plus ou moins officieuse, retrouver le fils disparu d’un haut fonctionnaire.

Seulement, épaulé par son amie Sophie, Stanek va vite réaliser que cette recherche ne va pas être de tout repos, une traque infernale sur tout le territoire…

9782351686713FS LES UNIFORMES BLEUS, la trilogie d’Éric DUPUISFin du deuxième acte. Flics et frères d’armes.

Tu remarqueras que les livres de Dupuis commencent, (et finissent puisque le départ reprend la fin du précédent), toujours sur une note de gaité, si si, regarde : Le premier c’est trois flics disparus, le second il est à l’hosto, le troisième, sa femme l’a plaqué, c’est pas une vie de patachon ça ?

Heureusement que l’auteur est un poulet, sinon j’aurai cru que le mec leur en voudrait.

Donc sa femme l’a plaqué, mais il n’a pas été viré, c’est déjà ça. Seulement l’homme est anéanti, il a du mal à se concentrer sur son travail, lui si acharné auparavant dans ses enquête est comme déprimé.

Jusqu’à ce que de nouveaux meurtres viennent l’impliquer personnellement et le ramène plus de deux ans en arrière, l’affaire des baqueux…

Stanek va donc faire ce qu’il sait faire de mieux, plonger en eaux troubles, très troubles. Ouvrir des vérités qui risquent d’éclabousser, de faire mal, mais quand Zibanski est en traque, plus rien ne l’arrête.

image-209x300 LES UNIFORMES BLEUS, la trilogie d’Éric DUPUISFin du troisième acte. Tueurs de flics.

Encore des polars, des romans policiers sombres et violents me direz-vous ?

Oui, je ne pourrai pas dire le contraire, sauf que le petit plus, c’est quand le bouquin est écrit par un flic, il est tout bonnement plus réaliste, voir aussi plus sombre. Quand le viol, le meurtre, la violence est ton quotidien, cela se ressent dans ton écriture.

Et quand en plus le mec te raconte l’histoire d’un major instructeur, et qu’il est lui-même major instructeur, tu piges d’un coup comme cette trilogie est intéressante ?

Dupuis est instructeur de tir, de bâton de défense, de tonfa, d’art martiaux, genre si tu n’as pas aimé ses livres, évite de lui dire en face : 4eme Dan de Krav Maga et 3eme Dan de Karaté ça calme…

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Éric n’est pas n’importe quel major instructeur, je vais te le présenter :

Sébastien MOUSSE : Bonjour Éric, quand un flic écrit du polar réaliste, que son héros est major instructeur comme lui, que l’on ressent parfois le mal-être du policier, ses supérieurs et ses collègues le félicitent, où l’évitent ?

Éric DUPUIS : J’aurai tendance à dire que ma hiérarchie ne s’est pas intéressée à mes romans. Quant à mes collègues, il faut reconnaitre que notre corporation n’est pas très portée sur la lecture. Par contre ceux qui ont tenté le premier volume sont aussitôt revenus acquérir le second pour suivre les aventures de Zibanski. C’est ma meilleure récompense.

SM : Comment un flic décide d’écrire sur son quotidien ? Par passion pour l’écriture, ou pour se défouler ?

ED : Déjà à 21 ans, dès mes premiers pas en uniforme, j’écrivais des histoires courtes, tirées des aléas de la voie publique. Par la suite, j’ai retranscris cela par le dessin, à travers la bande dessinée, puis, je me suis remis à écrire pour une société de production en vue de séries télévisées policières. Au bout de cinq ans, n’aboutissant à rien de vraiment concret, j’ai décidé de mettre en avant la profession du gardien de la paix, en évoquant, à travers des fictions, la dure réalité du terrain. Dans l’espoir de montrer une autre facette de notre métier, régulièrement décrié ou trop souvent cantonné au flic ringard en uniforme, que l’on voit régulièrement dans les séries.

SM : J’ai eu la chance de visiter ton lieu de travail, de faire une séance, de voir ce qu’était la vie d’un flic formateur, c’est très intéressant, mais le terrain ne te manque pas ?

ED : A vrai dire non. J’ai connu une « certaine » police, dans la fin des années 80, jusqu’en 1999, date à laquelle je suis devenu instructeur. Les interventions étaient différentes d’aujourd’hui, le public et le contexte également… Je pense que j’ai fait mon temps. Après avoir arpenté le bitume, côtoyé le stress, la peur et la mort pendant 14 ans, j’ai vraiment le sentiment de pouvoir apporter mon expérience aux fonctionnaires que je forme afin de leur éviter les pièges de la rue.

SM : Tu es en plus un formateur d’élite, tu as bossé pour la TV, Julie Lescaut, Profilage, Sœur thérèse.com, Alice Nevers, etc. mais aussi tu joues carrément ton propre rôle dans l’excellent film Polisse, quels souvenirs de toutes ces expériences ?

ED : Que de bons moments ! Une insertion dans ce monde qui attire inévitablement et qui a commencé par la « petite » porte en tant que figurant en 2006. Progressivement, les responsables de casting m’ont fait confiance en m’octroyant des missions de conseiller technique, de silhouette parlante puis des rôles d’acteur dans des séries télévisées et enfin au cinéma dans Polisse. J’ai fait des rencontres extraordinaires et je n’oublierai jamais les journées de tournage avec ces acteurs professionnels, talentueux et si souvent enclin à l’humour.

SM : La trilogie est finie, le dernier opus est sorti en février de cette année, tu planches sur un nouveau livre ?

ED : Bien entendu. J’ai même deux romans policiers en route. Mais plus de suite ni de trilogie cette fois. Le premier se situera dans ma région natale, le Pas-de-Calais, alors que le second se déroulera dans les Pyrénées Orientales, ma région d’adoption. Comme d’habitude, ce sera noir, haletant, avec une intrigue et des rebondissements comme je les aime.

SM : Éric merci d’avoir répondu à mes questions, à bientôt

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TUEURS DE FLICS
25€
Broché: 430 pages
Editeur : Les 2 Encres (30 janvier 2015)
ISBN-13: 978-2351686966

Pour en savoir plus sur Éric : www.romanspoliciersericdupuis.com

Sébastien-MOUSSE-150x150 LES UNIFORMES BLEUS, la trilogie d’Éric DUPUIS
Sébastien MOUSSE (Photo : Benjamin Berdeaux)

Sébastien Mousse,

L’atelier Mosésu

1 commentaire

  1. Amateur de romans policiers, j’ai dévoré les uniformes bleus les 2 premiers tomes. En revanche, impossible de trouver le tome 3 tueurs de flic. J’ai fait tous les sites, le livre est indisponible. Comment faire pour le trouver, voire d’occasion? Merci de me,répondre . Cordialement

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