Libération, 40 ans en grande pompes funèbres

0
531

J’avais raté l’information publiée en novembre sur le site internet du quotidien Libération, le 13 décembre, «Libé» fête ses 40 ans au Centquatre. Lecteur assidu depuis une trentaine d’années, j’ai cessé de l’acheter depuis une dizaine d’années, mais je consulte régulièrement son site internet, assistant à la lente décrépitude du quotidien que je lisais à l’université. Vous allez me dire, pourquoi nous parler de Libération dans funéraire-Info, nous savons tous que Libération est à l’agonie ? Bon, le plus drôle est à venir, restez avec moi… L’anniversaire aura lieu dans les anciens locaux du service municipal des pompes funèbres à Paris!

40 ans de Libération au 104 ou la chronique d’une mort annoncée

Comment la direction du journal a-t-elle pu choisir un tel lieu pour un anniversaire ? Pourquoi le directeur de la communication ou la rédaction du journal n’ont-ils pas alerté Nicolas Demorand sur le risque pour un journal à l’agonie, un quotidien en soins palliatifs, un canard avec un pied dans la tombe de faire son anniversaire dans un lieu qui n’est autre que l’ancien bâtiment du service municipal des pompes funèbres (SMPF) à Paris…

Depuis 1973, Libération agite les neurones et bouscule les habitudes pour se tourner, aujourd’hui plus que jamais, vers l’avenir… Je suis juste mort de rire en espérant que le choix de ce lieu ne soit pas le chant du cygne du journal lancé le 18 avril 1973 par Jean-Paul Sartre qui doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe en voyant Libération en quasi « mort clinique« .

Quand on pense que Libération avait fait remarquer que le QG parisien de Nathalie Kosciusko-Morizet, pour la campagne des municipales à Paris était installé dans un ancien établissement de pompes funèbres en évoquant un mauvais présage…

Une courte histoire du 104

Lire aussi :  Pourquoi le prix des cercueils va augmenter ?

Le bâtiment a été construit en 1873 par le diocèse, et en 1905, suite à la séparation des Églises et de l’État, qu’est créé le service municipal des pompes funèbres (SMPF), Le monopole municipal concernait les cercueils, les corbillards, les « porteurs » et les cimetières. Une part importante du travail relevait de la « pompe ». Ainsi, il était obligatoire (jusque dans les années 1980) de placer des tentures à l’entrée des bâtiments où se trouvaient des morts. 27 000 corbillards partaient chaque année du SMPF, 1 400 personnes y travaillaient comme menuisiers, peintres, maçons ou employés de pompes funèbres, dont une quarantaine de femmes. Ce monopole municipal de la pompe funèbre a pris fin avec la loi Sueur du 8 janvier 1993.
Sur le site de la rue d’Aubervilliers, l’activité a décliné progressivement jusqu’au départ du dernier employé en 1997.

Bon sans rancune et bon anniversaire Libération, vous pouvez lire le programme ici et vous rendre le 13 décembre à cette manifestation, si vous n’êtes pas superstitieux ! en attendant l’avis de décès officiel de Libération…

40-ans-de-Libération-au-104-300x200 Libération, 40 ans en grande pompes funèbres
40 ans de Libération au 104, mauvais présage?

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.