L’importance du Maître de Cérémonies durant les obsèques religieuses

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Le cimetière s'étend autour de l'église

Lors d’obsèques religieuses, les pompes funèbres ont parfois tendance à mettre sur le convoi des Maîtres de Cérémonies peu expérimentés, et ces derniers ont eux-même tendance à considérer le convoi religieux comme une tâche subalterne. Ce qui n’est, évidemment, absolument pas le cas, bien au contraire.

Une cérémonie religieuse peut se décomposer en trois séquences : la mise en bière et/ou levée de corps, la cérémonie proprement dite, et l’inhumation au cimetière. Le cas des crématoriums sera abordé plus spécifiquement.

La mise en bière, la levée de corps

L’importance de la mise en bière et/ou de la levée de corps (si la mise en cercueil a été anticipée) est primordiale pour la perception du service rendu. La famille qui a demandé un hommage religieux y tient, soit par foi personnelle, soit par attachement aux volontés du défunt.

Pour solenniser la levée de corps et le début réel du cérémonial, autrement appelée la pompe funèbre, la récitation d’une prière pourrait par exemple être la bienvenue. À de rares exception près, ce n’est pas le cas, et la levée de corps reste une opération technique.

Ensuite, le Maître de Cérémonie devrait expliquer le déroulement des opérations. La famille sort d’un, deux ou trois jours de recueillements lors du dépôt de corps en salon, qui vont s’achever par un marathon frénétique : levée de corps, église, cimetière, puis soudain, plus rien, tout s’arrête. Si ces opérations sont pour nous, opérateurs funéraires, pure routine, gardons à l’esprit que pour la plupart des gens, c’est une nouveauté.

L’église

Dans l’église, le prêtre est le patron. S’il n’y a pas de prêtre, c’est l’équipe laïque, qui se voit confier son autorité par l’évêque. Autant dire que le Maître de Cérémonie n’aura pas son mot à dire lors du cérémonial proprement dit.

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Mais pour tout le reste, oui : mise en place, regrouper la famille pour les faire entrer dans l’église derrière le cercueil, les placer sur les bancs, placer également l’assemblée, surtout pour les petits malins qui s’assoient au fond en laissant des bancs vides…

Tout cela nécessite une certaine habitude, pour ne pas dire une habitude certaine. Autant dire un Maître de Cérémonie expérimenté, qui n’hésitera pas à prendre l’initiative. Qui s’assurera au passage que l’équipe est bien en place durant la cérémonie : à la table à signatures, à la porte pour accueillir les destinataires, dans les allées lors de la bénédiction pour faire passer rang par rang et ainsi éviter la cohue…

Le cimetière

Trois solutions s’offrent au général au cimetière. Soit le prêtre vient, mais c’est rarissime, et dans ce cas là, il dirige le cérémonial. Soit c’est un ou une laïque, soit il n’y a personne.

Ce deux cas sont presque similaires : les laïcs, malgré toute leur bonne volonté, sont rarement formés à la prise de parole en public, et leur prière est souvent marmonnée à voix basse, la tête penchée sur un papier.

Il est très important à ce moment pour le Maître de Cérémonie de s’imposer en tant que patron. Si vraiment la prière marmonnée est inévitable, alors il faut se débrouiller pour qu’elle ait lieu au début et qu’ensuite, le Maître de Cérémonie prenne la main pour la suite du rituel, minute de silence autour du cercueil, dernier geste, inhumation.

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