Manoel de Oliveira : mort du doyen des cinéastes

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On le croyait finalement  immortel. Mais non. Considéré comme le doyen des réalisateurs de cinéma en activité, Manoel de Oliveira est mort ce jeudi à Porto, âgé de 106 ans. Le cinéaste portugais laisse derrière lui plus de 50 films, documentaires ou courts-métrages.

C’est son père qui l’avait initié au cinéma, qui lui avait offert une caméra. Premier court-métrage en 1929, premier long métrage en 1942 : c’est « Aniki Bobo », qui dépeint la vie d’enfants d’un quartier populaire de Porto. Plus tard, il tourne « Le mystère du printemps » (1962), « Amour de perdition » (1978), « Francisca » (1981), trois films qui dépeignent la société portugaise. Catherine Deneuve et John Malkovitch tournaient sous ses ordres dans « Le couvent », en 1995.

L’année de son centenaire, en 2008, le Festival de Cannes lui avait remis une palme d’or pour l’ensemble de son œuvre. En 2010, il présentait encore sur le Croisette « L’étrange affaire Angélica ». Fait grand officier de la Légion d’honneur l’an dernier, le cinéaste portugais était encore derrière la caméra en 2014 pour réaliser son ultime œuvre, le court métrage « Le Vieux du Restelo ». Il avait fait également quelques apparitions à l’écran, notamment en 1994 dans « Lisbon story », de Wim Wenders.

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