« Mes Sincères Condoléances » par Guillaume Bailly, le livre de la rentrée

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Fort de sa longue expérience de « croque-morts », Guillaume Bailly vient d’écrire un ouvrage iconoclaste sur les petits dérapages de certains enterrements. Bourdes familiales, lapsus macabres, incidents techniques, demandes surprenantes et gaffes en tous genres sont légion ! Interview…

« 100% vécu »

Bonjour Guillaume, j’ai lu que ton premier livre « Mes Sincères Condoléances » allait sortir le 9 octobre prochain, pour Funeraire-Info qui est le média à la pointe de l’actualité funéraire en France, peux-tu nous en dire quelque mots ?

Guillaume Bailly : Oui. Funéraire Info est en effet un média de pointe, qui a révélé de nombreux scoops dans le domaine du funéraire par exemple la cession d’un très gros groupe du secteur à un investisseur Russe deux mois avant tout le monde.

Attends, c’était bien la question ? Ah, non, la boulette, le livre !

C’est un livre constitué d’anecdotes sur les pompes funèbres, vécues directement par moi-même ou bien soigneusement collectées et vérifiées par mes soins. Les habitués de la tranche de vie du vendredi, la saison dernière sur Funéraire Info, ne devraient pas être dépaysé.

Peux-tu nous éclairer sur la genèse de ce livre, qui si ma mémoire est bonne a débuté pendant Tanexpo à Bologne ?

GB : Tout est parti de l’éditeur Stéphane Chabenat, des éditions de l’Opportun. Il avait édité un livre, « C’est grave Docteur ? » qui trustait les sommets des ventes, et il cherchait un sujet pour le suivant. Il avait sa petite idée, en réalité, un livre sur le funéraire, qui, si on pousse un peu la réflexion, était dans la continuité du précédent.

Après tout, nous, les croque-morts, nous sommes un peu le service après vente de la médecine.

Stéphane Chabenat était donc en train de parcourir Funéraire Info, qu’il avait découvert au gré de ses recherches, il est tombé sur les tranches de vie, et a appelé le chef pour savoir s’il ne connaissait personne qui pourrait écrire tout un livre sur le sujet. Et le chef savait pertinemment que c’était très précisément ce à quoi j’occupais mon temps libre. Il nous a mis en contact, et le projet est parti comme ça.

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Peux évoquer tes relations avec l’éditeur pendant la période d’écriture de ton livre ?

GB : Je ne sais pas si c’est dans le caractère de Stéphane Chabenat, ou s’il a simplement compris que j’avais besoin de calme, mais nos rapports sont restés très espacés. Dès le début, il m’a expliqué ce qu’il cherchait, je lui ai expliqué ce que je faisais, et, partant de là, on se passait un coup de fil de temps en temps, lui pour savoir si ça avançait, et moi pour savoir si j’étais sur la bonne voie.

J’ai découvert un peu plus tard, à la fin, en fait, que l’autre éditeur de la maison, une éditrice, en fait, était plus sceptique sur le projet. Mais la lecture du manuscrit l’a rassurée. Elle craignait le gore et le cynisme, mais a trouvé le rendu final bienveillant.

Au final, il restera dans le projet la moitié du manuscrit que j’ai envoyé, et qui était beaucoup trop long. Les éditeurs ont tout simplement sélectionné leurs histoires préférées.

Au fait, je manque a tous mes devoirs, les lecteurs de funéraire-Info te connaissent, mais peux-tu te présenter et nous résumer ton parcours ?

GB : Il y a peu à en dire. Je suis dans le funéraire depuis une dizaine d’années, j’y suis entré par hasard, en tant que porteur vacataire, et y suis resté par passion. Je suis devenu conseiller funéraire, ai eu la responsabilité d’une agence, mais c’est l’aspect cérémonie qui m’attire le plus.

J’ai travaillé dans différentes sociétés, une régie municipale, puis le numéro un du marché, une société familiale, et enfin avec un ami qui montait sa société. Sans parler des petits coups de main que j’ai été donner à droite, à gauche, en free-lance.

Enfin, j’ai intégré Funéraire Info. C’était logique : j’ai fait pas mal de boulots différents, avent d’arriver dans le funéraire, et c’est le métier ou je me suis senti chez moi. D’un autre côté, j’ai toujours voulu écrire. Alors, travailler à Funéraire Info, ce qui revient à écrire sur les pompes funèbres, j’ai un peu eu l’impression d’être mort et arrivé au paradis.

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Aujourd’hui je travaille à temps plein pour Funéraire Info, et j’écris aussi parfois dans un mag qui parle de cigarette électronique, mon autre grande passion depuis que grâce à elle, j’ai stoppé ma consommation quotidienne de 50 clopes. On peut donc me considérer comme un militant actif de la vapote.

Nous avons interrogé ton patron qui nous a dit qu’il avait été très cool avec toi pendant cette période d’écriture, tu veux rajouter quelque chose ?

GB : En fait, il a été très cool. Je m’en voudrais d’en dire plus et de froisser son immense modestie.

Bon, pour la faire courte, entre la date à laquelle j’ai accepté le projet et la date limite de livraison du manuscrit, il y avait quatre mois. Au début, je pensai que c’était largement faisable. Et puis, au final, ça a été dur. Et le boss de Funéraire Info m’a fait un emploi du temps sur mesure, ce qui m’a permis de pouvoir dormir la nuit.

Le livre sort le 9 octobre en France, le 11 novembre au Canada, l’angoisse monte ?

GB : Oui, chez ma femme. Il paraît que j’ai de problèmes d’ego, qu’à chaque fois qu’il m’arrive quelque chose de bien, je me met parler d’un ton pédant , à côté duquel Arnaud Montebourg passerait pour normal. Et c’est elle qui va devoir me supporter au quotidien.

Sinon, bien sûr, oui, j’attends avec impatience de savoir comment le livre sera reçu, et je songe déjà aux prochains. Attends… Au prochain, ça ira, pour le moment.

Comme de coutume, le mot de la fin est pour toi : que souhaiterais tu dire aux lecteurs de Funéraire Info ?

GB : Oui, que c’est moi qui ait insisté pour finir les interviews par cette question. C’est plutôt une bonne idée, non ?

Le livre « Mes Sincères Condoléances » en pré-commande sur le site de la FNAC, livraison prévue à partir du 9 octobre 2014, en suivant ce lien!

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