Mort de Boutros Boutros-Ghali, le monde entier en deuil

1
103
Capture vidéo Boutros Boutros Ghali

La mort à l’âge de 93 ans, le mardi 16 février 2016 au Caire, du premier Africain qui a accédé à la tête des Nations Unies, ancien secrétaire général de 1992 à 1996, puis de la Francophonie, le diplomate égyptien, politologue et homme d’État, Boutros Boutros-Ghali a été annoncée par le Conseil de sécurité d’ONU (Organisation des Nations unies).    

N’étant pas le candidat des États-Unis, Boutros Boutros-Ghali est devenu le sixième secrétaire général de l’ONU, de 1992 à 1996, dû à l’abstention américaine au Conseil de sécurité. L’administration Clinton qui entretenait avec lui des relations compliquées s’est opposée notamment à ce qu’il fasse un second mandat.

Après l’élection de Kofi Annan, son successeur, Madeleine Albright, la chef de la diplomatie américaine de l’époque lui a confié qu’il était le symbole d’une institution que le congrès n’aime pas, et on lui reproche également d’avoir essayé de gérer les autorités militaires américaines.

Il est devenu par la suite, de novembre 1997 à décembre 2002, le 1er secrétaire général de la Francophonie.

Boutros Boutros-Ghali né en Égypte, au Caire, d’une famille de la minorité chrétienne, de la haute bourgeoisie copte le 14 novembre 1922, petit fils du premier ministre égyptien entre 1846 et 1910, et assassiné en 1910, Boutros Ghali Pacha, il a fait à Paris la majeure partie de ses études. De nombreux ouvrages traitant des relations internationales ont été publiés par le jeune Boutros et il a enseigné le droit à l’Université du Caire, ville où il a rendu son dernier souffle à l’âge de 93 ans.

Après l’annonce de sa mort par Rafael Dario Ramirez Carreno, l’ambassadeur vénézuélien, qui préside le conseil, une minute de silence en sa mémoire a été observée par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le président français François Hollande lui a rendu hommage mardi en annonçant que le message de ce grand serviteur de l’ONU doit inspirer à l’heure actuelle la communauté internationale face aux nouveaux drames du Moyen-Orient.

Abdelaziz Bouteflika, le président de la République algérien, a présenté un message de condoléances à Abdel Fatah Al-Sissi, son homologue égyptien, en regrettant une perte non seulement pour l’Égypte, mais aussi pour le monde entier.

1 commentaire

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.