Mort numérique, de Facebook à deathbook

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C’est un début de clarification qui était attendu par les utilisateurs de Facebook. Le réseau social vient d’annoncer que désormais une personne ayant créé un compte peut désigner (dans les paramètres) un « légataire » pour gérer ce compte après son décès.

Une fois le décès signalé à Facebook via un formulaire fourni par le réseau social, ce « légataire » pourra écrire un message d’accueil expliquant la situation, pourra mettre à jour le profil, accepter de nouveaux amis et sauvegarder tout le contenu public du défunt. Seule réserve : il n’accèdera pas au contenu privé du compte. Mais si le titulaire décédé l’avait décidé, cet héritier désigné pourra aussi procéder à l’effacement pur et simple du compte.

Cette nouvelle possibilité, facultative, n’est proposée pour l’instant qu’aux Etats-Unis. Elle doit être étendue prochainement dans le monde.

La mesure vient clarifier en tout cas la gestion des comptes post-mortem. Le flou existant était d’autant plus critiqué que l’explosion des réseaux sociaux a changé la donne : les données personnelles autrefois physiques (photos, etc.) d’un individu devenant de plus en plus virtuelles. Comment les protéger ? Depuis 2009, Facebook a déjà avancé (un peu) en signalant aux internautes les espaces ouverts par un membre décédé entre temps, et en les désignant comme « mémorial numérique ». Il faut que l’entourage du défunt en fasse la demande. Cela prend du temps. Pendant ce temps, les données de la personne disparue restent actives.

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