Navigatrice, Florence Arthaud reposera sur une île

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Décédée lundi soir dernier dans le crash des hélicoptères du jeu de téléréalité de TF1 « Dropped », la navigatrice Florence Arthaud sera enterrée sur une île au large de Cannes. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi son frère Hubert dans le journal Nice-Matin.

La « fiancée de l’Atlantique », comme l’avaient surnommé les médias, seule femme marin à avoir remporté l’exigeante Route du Rhum (1990), a choisi la Méditerranée comme dernier refuge. Là, sur l’île Sainte-Marguerite (archipel de Lérins) où repose déjà son autre frère Jean-Marie, mort il y a plusieurs années. Près d’une forêt d’eucalyptus, le petit cimetière ombragé en surplomb de la mer borde la citadelle, qui enferma sous Louis XIV le célèbre et mystérieux Masque de fer.

La fratrie venait également de perdre en novembre leur père Jacques Arthaud, ancien patron des éditions du même nom. Hubert Arthaud raconte à Nice-Matin qu’il a été prévenu du décès de la sportive par sa nièce Marie, fille de la navigatrice. Depuis, il a coupé la télévision. Trop dur de revoir les images de la championne. Il attend. Il s’est isolé en attendant le rapatriement du corps, qui se trouve toujours en Argentine. Une cérémonie religieuse sera organisée à Paris, avant l’inhumation. Une autre cérémonie, en mer cette fois, réunira ses amis.

Les admirateurs de la navigatrice, eux, pourront dès le 19 mars se plonger dans « Cette nuit, la mer est morte ». Un livre de mémoires désormais posthumes (éditées chez Arthaud) dont le texte était déjà prêt à être publié.

Florence Arthaud y raconte notamment, entre autres épisodes d’une vie aventureuse, comment elle avait pensé mourir le 30 octobre 2011, après être tombé à la mer au large du Cap Corse. Dans les bonnes feuilles publiées ce jeudi dans la presse, on peu y lire ces lignes : « Je suis dans l’eau. Il fait nuit noire. Je suis seule. Je tourne la tête en tous sens, instinctivement. Je vois mon bateau qui s’éloigne. » La skipper, qui se débat dans l’eau glaciale, poursuit : « Dans quelques instants, la mer, ma raison de vivre, va devenir mon tombeau. Effacer toute trace de mon existence. M’engloutir. »

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Elle est finalement repérée et repêchée par un hélicoptère, en état d’hypothermie. Dans ses mémoires, où elle clame son amour de l’océan et la liberté ressentie lorsqu’elle y navigue, elle écrit encore : «La crainte de mourir est pour moi la seule vraie terreur. »

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