Nicolas Hulot, la transition énergétique dans les crématoriums

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Nicolas Hulot

Discret depuis quelques semaines, Nicolas Hulot est revenu sur le devant de la scène en évoquant le sujet des crématoriums français devant les membres du CNOF, une exclusivité de funéraire-info, qui montre que notre ministre de l’écologie souhaite revenir sur le devant de la scène sur un sujet brulant.

Trois annonces chocs, le contrôle renforcé des crématoriums dans le cadre de la loi sur les filtrations, la crémation électrique et l’aquamation.

Les crématoriums doivent être équipés de filtres, pour éviter la pollution de l’atmosphère (mercure provenant d’amalgames dentaires, métaux lourds, dioxine…) mais aussi des sols (formol utilisé pour la thanatopraxie). Ces dispositifs devaient être installés avant le 16 février 2018. L’échéance étant dépassée, les contrôles vont être renforcés et les sanctions seront effectives, l’écologie étant une priorité et les crématoriums en délégation de service publique, les collectivités se doivent de montrer l’exemple et être irréprochables.

Obsèques écologiques, une priorité pour le ministre

Deux autres axes ont été développés devant les représentants de la profession concernant la crémation « propre ». Il faut donner la possibilité aux français de pouvoir opter pour des obsèques vertes et raccourcir les délais pour les familles dont le défunt souhaite une crémation et respecter le délai de 6 jours ouvrables.

Un conseiller technique du ministère de l’écologie a accompagné le président Macron lors de son voyage en Inde pour s’intéresser en toute confidentialité à la technologie des crématoriums électriques et une seconde mission mené par Nicolas Hulot himself, est partie au Canada pour  comprendre l’Aquamation  (néologisme désignant une pratique funéraire recourant au procédé physico-chimique d’hydrolyse alcaline mis en œuvre en phase aqueuse)

Un objectif de 50 % de crémation verte en 2028

Le but du ministre est d’obliger les crématoriums à s’équiper de fours « verts » pour proposer une alternative écologique dans l’industrie funéraire en obligeant les délégataires à investir dans des technologies propres à hauteur de 50% du parc installé. Pour un four traditionnel installé, un four écologique devrait être installé obligatoirement, cela permettant aussi un backup des installations.

Jean-Pierre Sueur est en train de convaincre les sénateurs de la justesse de vue du ministre et devrait proposer dans les semaines qui viennent un projet de loi qui risque de fâcher les spécialistes du secteur qui ont lourdement investi dans les systèmes de filtration.

Une délégation de responsables de la Sociétés des crématoriums de France (appartenant à FUNECAP) et d’Atrium (appartenant à OGF), sans oublier les organisations professionnelles du secteur (CPFM et FFPF) et les deux principaux fabriquant de four (ATI et Facultatieve) devraient être reçu rapidement au ministère pour évoquer les craintes de la profession et le danger de voir les prix de la crémation, verte ou pas, flamber pénalisant encore une fois les familles endeuillées.

 

 

 

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