Obsèques à Paris : des tendances se confirment

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Près de 17.000 : c’est le nombre de morts constatés dans la capitale chaque année depuis 2010. Un vivier pour les services funéraires de la Ville de Paris, qui publient ce mardi  un instantané de ce qu’ont été les obsèques dans son ressort entre les étés 2014 et 2015. Avec à la clé des tendances qui se confirment.

D’abord un élément de contexte : on meurt de moins en moins à Paris. 10.000 décès en moins en 40 ans. Selon un échantillon de 3.498 dossiers traités par les services municipaux, quand un décès survient aujourd’hui, il  revient pour moitié aux enfants d’organiser les obsèques, pour un quart au conjoint. Une cérémonie qui ne passe plus par un lieu de culte dans les deux-tiers des cas. Quand elle intervient, la religion accompagne davantage une inhumation (46% des cas) qu’une crémation (18%).

Particularité parisienne, les familles choisissent davantage la crémation (47% contre 34% en 2003) que la moyenne nationale (un peu moins de 40%). Une pratique en hausse, toutefois adoptée bien plus couramment dans les régions à l’est du pays, voire dans des pays de l’Europe du Nord (73% en Grande-Bretagne, 85% en Suisse).

Les services funéraires de la ville ont choisi de prendre un exemple, et d’en scruter l’activité. Celui du crématorium de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), réhabilité l’an dernier. Depuis novembre 2013 à l’été dernier, les cérémonies organisées sur place y ont été surtout civiles (59%). Le rituel catholique (église, funérarium, crématorium) n’a été constaté que dans 39% des cas, les 2% restant résultants d’autres rites. Après la crémation, les cendres ont été inhumées (54%) dans un caveau, un columbarium par exemple, ou dispersées (un tiers) dans un jardin du souvenir ou en pleine nature. Elles ont aussi été notamment conservées à la pagode (4%) ou envoyées à l’étranger (4 %).

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Il était, enfin, intéressant de plonger dans les 1.000 derniers contrats obsèques souscrits auprès des services funéraires parisiens, histoire d’y sonder les tendances. Sans surprise vu la pyramide des âges, 62% des signataires sont des femmes. Là aussi, le désir de crémation progresse (62% contre 38 % en faveur d’une inhumation). Dans la moitié des cas, la cérémonie sera religieuse (46% civile et 4% sans cérémonie). Ces contrats obsèques ont été souscrits à l’âge moyen de 77 ans.

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