Obsèques de jeune enfant, l’organisation, le prix et le convoi

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tombeau du Chanoine Lucas à Amiens
Ange pleureur, tombeau du Chanoine Lucas à Amiens

Une question délicate, c’est l’organisation des obsèques pour un bébé ou un très jeune enfant. Si les pompes funèbres doivent, au quotidien, faire montre de beaucoup de psychologie, elles doivent prêter attention, dans ces circonstance, à leurs choix et leur compréhension en cérémonie.

Une tarification adaptée ?

Beaucoup de sociétés mettent en place une tarification adaptée pour les obsèques des bébés et des jeunes enfants. Certains facturent simplement le petit cercueil, offrant le reste des prestations, en dehors des taxes, par exemple.

Ces solutions posent quelques questions qu’il faut savoir trancher. La première : jusqu’à quel âge ? Attention, il ne s’agit ici nullement de poser une question polémique, simplement de définir une charte claire pour ses assistants funéraires.

Cette charte peut s’accompagner de consignes complémentaires pour les assistants et conseillers funéraires. Le sujet est douloureux, non seulement pour les familles, bien entendu, mais aussi pour les professionnels qui les traitent. Il convient de laisser une ouverture. Laissez la possibilité à vos assistants de faire une fleur aux famille qui sortent du cadre que vous avez délimité, mais dont la situation est difficile.

Cela implique de se reposer sur le jugement de vos assistants funéraires, mais nous partons du principe que ce sont des professionnels expérimentés. A moins de ne vraiment pas avoir le choix, on ne demande pas à un assistant fraîchement diplômé qui n’a pas reçu un certain nombre de familles de s’occuper du décès d’un enfant.

Ainsi, si par exemple vous fixez des règles de gratuité pour des enfants jusqu’à un an, laissez une liste de possibilités à vos assistants, à leur jugement. Si vous pensez que ce n’est pas la solution idéale, la simple consigne « Si tu penses que… Appelles-moi » marche également. En d’autres termes, faire du cas par cas.

Combien de porteurs ?

Une autre difficulté, c’est le portage du cercueil. Un cercueil enfant, c’est tout petit. Deux solution s’offrent à l’assistant funéraire : soit faire porter le cercueil par un seul porteur, soit par deux, disposés d’un côté et de l’autre.

Il n’y a pas de meilleure solution. D’un côté, il faut éviter que le portage paraisse « fauché » avec un seul porteur. De l’autre, deux porteurs serrés autour d’un petit cercueil, semblant presque l’écraser, peuvent donner une image tout aussi désastreuse.

Il convient d’adapter en fonction des besoins et de la taille du cercueil. Une solution efficace, pour les cercueils de petite taille, est une équipe en binôme, un Maître de Cérémonie et un porteur, le chef de convoi pouvant venir en appui lors des manipulations de la funeste charge.

Qu’un porteur port à bout de bras un cercueil de bébé ne choquera pas, mais le voir le manipuler pour, par exemple, le déposer sur les tréteaux durant la cérémonie s’il y en a une, pourrait causer un choc à rebours à la famille. Et deux porteurs qui soulèvent un petit cercueil droit pour bien l’installer dans les bars de l’un d’entre eux sera plus doux et élégant que si un homme seul le prend comme s’il s’agissait d’un simple colis. Ce n’est pas une question de savoir-faire, mais de postures.

D’une manière générale, les convois de très jeunes enfants se préparent. Un assistant funéraire est censé connaître la taille de chaque cercueil et le nombre de porteurs idéal.

Et vous ?

Le présent article ne prétend pas asséner une vérité, mais poser des questions. Et vous, dans vos agences ? Avez-vous un protocole ? Comment faites vous ? Laissez-nous vos commentaires sur cet article ou sur notre page Facebook, partagez vos idées et vos questions.

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