Pompes Funèbres Générales, une interview de Jean Ruellan

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Jean Ruellan, directeur du Marketing d’OGF, nous a accordé une interview, aussi passionnante que rare, puisque le groupe pratique une grande modération médiatique. Lorsque OGF parle, on écoute, surtout que ses annonces risquent de donner un grand coup de massue à la concurrence…

Un parcours chez OGF

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Jean Ruellan

Lorsque Jean Ruellan affirme que le groupe OGF offre de véritables possibilités de formation et d’évolution, c’est en toute connaissance de cause.
Jean Ruellan est entré dans le groupe OGF 18 ans auparavant. Le jeune diplômé d’école de commerce est embauché par Nelly Chevalier « Elle m’a confié qu’elle était contente que je sois resté dans le groupe » tant il est vrai que l’univers du funéraire peut sembler austère et prompt à faire fuir les jeunes commerciaux. « Je suis donc entré comme assistant funéraire stagiaire, chez Henri de Borniol, et j’ai suivi le parcours de formation classique. Un an après mon intégration, j’étais titularisé ».
Jean Ruellan continue ensuite sa progression « Je suis passé conseiller funéraire, puis chef d’agence, puis directeur de marque, et le groupe, qui souhaitait que je ne me spécialise pas trop, m’a envoyé de l’autre côté du périph’. Entre la banlieue et le 7éme arrondissement, il y a des différences sociologique importantes, et je me suis beaucoup enrichi au niveau humain. ».
C’est Michel Minard qui propose à Jean Ruellan d’intégrer le siège « à la direction des relations avec les publics professionnels. En 2009, je suis passé sous l’autorité directe de Philippe Lerouge comme directeur des relations publiques, et maintenant, donc, je suis directeur marketing » un poste qui ne le dépayse pas trop, puisqu’il chapeaute donc la direction de la communication « et des secteurs stratégiques, comme la qualité, les relations client, les bureaux d’étude… » une charge qui pourrait sembler écrasante, mais qui motive Jean Ruellan, enthousiaste et animé d’un indéniable esprit de groupe.

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Le groupe OGF, numéro un du secteur

Sur les chiffres, Jean Ruellan joue d’emblée la transparence lorsqu’on lui pose la question. « Vous savez qu’on est en exercice décalé, donc l’année est encore en cours, mais sur l’exercice précédent, de fin mars 2012 à fin mars 2013, nous avons reçu 115 000 familles. Nous avons 1000 boutiques, dont presque 700 portent la marque PFG, qui est la plus connue, 5500 collaborateurs dans le groupe, dont 203 dans l’industrie, puisque nous produisons également des cercueils. Nous gérons 49 crématoriums en activité ou en création, dont celui de Bastia, qui est en phase d’ouverture. Il y a dans le groupe 444 maisons funéraire, très exactement. C’est un chiffre bien pile » rit-il.
En ce qui concerne les contrats obsèques « Nous avons enregistrés 25000 contrats sur cette année, et nous avons un portefeuille de 400 000 contrats, ce qui est bien. C’est un pôle auquel nous prêtons attention, en même temps que nous développons des partenariats, notamment au niveau des accords de tiers payant. Ce sont des points très importants, particulièrement aujourd’hui. »
Seul motif d’insatisfaction, le nombre de monuments vendus « Nous en avons posé un peu moins de 14 000. Mais le marché est dans une tendance baissière. »
Pas de quoi s’inquiéter, toutefois « Le chiffre d’affaire du groupe est de 526 millions d’euros ».

OGF et l’internet

Comment OGF interprète-t-il le développement des obsèques sur Internet, plus généralement des nouveaux concepts, comparateurs, QR code, coffre-fort, hommage virtuel retransmission vidéo de cérémonie funéraire et quelles sont les actions que le groupe met en place pour faire face à cette évolution du marché ? Jean Ruellan sourit « C’est beaucoup de questions en une ».
Il poursuit « Nos sommes présents sur l’internet depuis quatre ans, et nous étions les premiers à mettre en place une équipe dédiée. Aujourd’hui, nous pouvons garantir sept jours sur sept un devis en moins de trois heures. La première agence du groupe, aujourd’hui, c’est internet, qui représente, en terme de contacts concrétisés, plus que la plus grosse agence du groupe. »
Ceci, grâce à un site bien pensé « Ce n’est pas un site commercial en tant que tel, mais un site serviciel. Nous faisons preuve sur notre site d’une vraie transparence, avec des tarifs clairs, et un catalogue complet. ».
L’internet, pour Jean Ruellan, est à penser comme une agence globale. « Les pompes funèbres doivent retrouver une fonction sociale. Avant, on allait lire sur la vitrine des pompes funèbres les avis pour savoir qui était décédé. Finalement, internet permettra de faire la même chose, mais différemment, à une autre échelle. »

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Pour lire la suite, c’est sur Funérevue en Page 4

Le site des Pompes Funèbres Générales

Le site de 3123-Obsèques

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