Pour un fichier national des concessions funéraires

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fichier national concessions funéraires

Si vous lisez régulièrement la revue de presse de Funéraire Info, tous les matins, vers 9 heures, du lundi au vendredi, vous savez qu’au moins une fois par semaine, il y a une histoire sur une concession au cimetière. Pas au bon endroit, avec trop de monde dedans… Les erreurs sont nombreuses. Et les solutions ?

Le cercueil de trop

L’histoire la plus récente date d’il y a quelques jours. Un décès, rendez-vous pris avec les pompes funèbres, la marbrerie, qui contacte la mairie, rien que de tristement banal. Sauf que, lorsque les marbriers ouvrent le caveau où doivent reposer trois cercueils d’inhumations précédentes, ils ont la surprise d’en découvrir un quatrième.

Qui, quoi, qu’est-ce ? Personne ne le sait. En dehors du fait que cette inhumation ne figure pas sur le registre du cimetière, qu’une place censée être libre est occupée, le plus gênant, c’est que personne n’a la moindre idée de qui peut bien être ce défunt.

On se retrouve donc avec une famille qui s’est recueilli sur la tombe d’un inconnu, et une autre qui se recueille sur une tombe vide, pour schématiser.

Un schéma nationale d’implantation des tombes ?

Le fait est que les histoires de mauvais défunt dans la bonne tombe, ou de mauvaise tombe indiquée à une famille, une pompe funèbre, un marbrier, font florès. Ce n’est pas la routine, tout de même. Mais, chaque heure ouvrable, en rance, une pompe funèbre galère à localiser une sépulture, et, pire encore, à déterminer combien de place il y reste.

En effet, la logique voudrait que, pour chaque concession de cimetière, l’on sache qui sont les ayants droits, où les joindre, combien de personnes y reposent, qui ils sont, depuis quand ils s’y trouvent, et combien de place il y a.

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Le limites de la municipalité

La logique a voulu confier la gestion de ces données aux municipalités. C’est normal : les municipalités sont propriétaires des cimetières, le maire détient les pouvoirs de police nécessaires à leur gestion… dans certaines limites.

En effet, le maire ne peut pas, par les moyens qui lui sont conférés, localiser une famille à l’autre bout de la France, par exemple. Il lui fait pour cela engager des moyens, et donc des frais supplémentaires.

Mais tout le monde n’est pas aussi démuni. Quand un radar automatique vous met un PV pour excès de vitesse, les services compétents savent où vous l’envoyer, quelle voiture vous avez, de quelle couleur elle est, et même quel compte saisir si vous ne payez pas à temps. Alors, pourquoi pas pour les cimetières ?

Un fichier national des concessions

Pourquoi ne pas mettre en place un fichier national des concessions funéraires ?

Celui-ci aurait plusieurs utilités : centraliser l’information et l’actualiser avec les moyens de l’état, facilitant l’accès à des informations telles que le changement d’adresse des ayants-droits par exemple, afin de les informer de l’expiration de leur concession, d’incidents divers ( les profanations et vols, de plus en plus répandus) par exemple.

Cela permettrait aussi aux pompe funèbres d’accéder, sous conditions, aux informations relatives à la sépulture plus aisément. Voire même à l’INSEE de dresser des statistiques.

Il ne s’agirait pas de confisquer aux communes leurs prérogatives en matière de cimetières. Simplement de les accorder sur une nomenclature et de prendre le relais là ou leur capacité s’arrête.

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C’est juste une idée, comme ça : il y a beaucoup de problèmes dans le funéraire, mais pour chacun d’eux, beaucoup de solutions à mettre en place. Qu’attendons nous ? Ne vous inquiétez pas pour la revue de presse de Funéraire Info : nous trouverons toujours quelque chose à y mettre.

 

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